Musique
Débranche tout ! Revenons à nous ! Ou un défi unplugged (1ére partie)

Débranche tout ! Revenons à nous ! Ou un défi unplugged (1ére partie)

08 janvier 2013 | PAR Arnaud Berreby

Connaissez-vous les marronniers ? Non pas les arbres, mais bien plutôt les unes tapageuses et racoleuses des hebdos destinées à augmenter les ventes quand l’encéphalogramme de l’actu est trop désespérément plat, par exemple : «  les vrais prix de l’immobilier, comment trouver le partenaire idéal ou bien encore le vrai pouvoir des francs-maçons voire Valérie Trierweiler est-elle une femme » ?

Et bien nous, à TLC, nous nous refusons à jouer à la marelle dans la courette des grands démagos :

En ce début d’année nous ne mettrons pas en une « Vos bonnes résolutions pour l’année 2013. »

Non, nous avons décidé- c’est tellement plus drôle- de vous lancer un défi :

Combien de temps serez -vous capable, au cours d’un déjeuner avec votre meilleur complice ou votre (futur ex) petit ami du moment, de résister à l’envie de répondre à un appel, d’envoyer un texto, de lire un mail surement fondamental pour la suite de votre existence- en un mot de mener une conversation normale sans phrase laissée en suspend, sacrifiée sur l’autel des nos Smart-silly-phone, sans regard qui se détourne abandonnant au passage ce soupçon d’intimité qui fait le charme de nos rencontres, pathétique concession à nos petites démissions quotidiennes ?

Suivre donc la prescription de Michel Berger et de France Gall, à savoir de débrancher pour, allez soyons larges, une heure voire un soupçon de plus si la rencontre s’achève dans une chambre d’hôtel cosy, contredisant ce faisant le proverbe bédouin qui affirme que la vitesse est l’allié de Satan .

« Débranche, coupe la lumière et coupe le son !

« Revenons à nous ! »

Nous attendons donc vos réactions et témoignages : celle ou celui qui aura tenu le plus longtemps sans dégainer son téléphone gagnera… une surprise à découvrir plus tard !

Ne vous y trompez pas: ceci est un manifeste fondateur né discrètement dans la douleur microscopique d’une puce qui rend l’âme et destiné à grandir, croître, promis même un jour à s’émanciper de ses auteurs comme un Corse prenant enfin son indépendance après avoir constaté vers l’an 2050 qu’il n’y a plus du tout de villas à plastiquer sur l’île de beauté, ni de mafieux à assassiner sauf à retourner l’arme contre lui-même…

Cette profession de foi, que nous baptiserons le projet Unplugged, est en fait l’enfant illégitime, bâtard assumé de la fameuse émission de la chaine américaine MTV qui vit défiler dans les années 90 de nombreux artistes qui acceptaient de jouer de manière acoustique-donc débranché.

Vous allez donc pouvoir (re)découvrir des extraits d’anthologie de ce projet :

Nous commençons cette baguenaude en compagnie d’ Eric Clapton qui nous interprète un déchirant « Tears In Heaven » en 1992, en hommage à son fils décédé à l’âge de quatre ans tombé d’une fenêtre du 53e étage de son appartement :

« Me prendras-tu la main si je te voyais au paradis ?

« M’aiderais-tu à tenir si je te voyais au paradis ?

« Le temps peut briser ton cœur, te pousser à supplier.

« Mais derrière la porte, je suis sur que la paix règne

« Et qu’il n’ y aura plus jamais de larmes au paradis. »

Le chanteur guitariste tente de transcender sa douleur, de la sublimer dans le seul but de nous délivrer un message d’espoir : il reprend à son compte la maxime de Benjamin Disraeli « Never explain and never complain » en cherchant  juste à témoigner.

Sa voix est cassée à l’image de son cœur en lambeaux.

Sa guitare ne badine plus, elle implore puis pleure, se métamorphose en violon sibérien, doigts gelés orphelins de leur archet : qui est le père, qui est le fils ? Qui doit réconforter l’autre ?

Celui qui est parti ou bien celui qui reste là abruti de douleur ?

Discrètes percussions en retrait, rappel rétrospectif des pulsations cardiaques métronomiques endolories : nous survivons oui !  Mais avons-nous un autre choix ? Avec nos questions sans réponse et  la vie – cette chienne- qui se doit de continuer…

Le final est bercé de Backing Vocals féminins, berceaux matriciels du monde, derniers refuges de l’homme blessé…

La même année verra également la participation piquante de Sting- ex Police-

Nous vous offrons à écouter, la troublante «  Every Breath You Take »  que beaucoup d’oreilles non averties ont considéré comme étant une banale Love Song :

Légende urbaine nous répondons vous.

Monstre du Loch Ness assoupi en nos rivières asséchées.

Elle nous parle en fait d’un grand taré amoureux possessif -et muet qui plus est- qui épie chaque faits et gestes de l’objet de sa passion ou quand l’amour peut tourner au cauchemar :

« Ne comprends- tu pas que tu m’appartiens ?

« Combien mon pauvre cœur souffre.

« A chaque pas que tu feras( …)

« A chaque mot que tu diras

« A chaque nuit que tu passeras

« Je te regarderai… »

Il fait un peu flipper ce lover transi !

Lui aussi, il ferait bien de débrancher !

 

 

 

 

 

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