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Le ténor Michel Sénéchal est décédé

Le ténor Michel Sénéchal est décédé

04 avril 2018 | PAR Aurore Garot

A 91 ans, le comédien-chanteur Michel Sénéchal est décédé à l’hôpital d’Eaubonne dans le Val d’Oise, dimanche 1er avril. Défenseur du chant lyrique français, il était l’un des artistes les plus reconnus du répertoire baroque.

Michel Sénéchal s’est retrouvé sur les plus grandes scènes lyriques tout au long de sa carrière. Opéra de Paris, Opéra-Comique, festival de Salzbourg et d’Aix-en-Provence, Metropolitan Opera de New-York… Difficile d’imaginer ce grand homme commencer dans un petite chorale de collège et dans une église de Taverny en Val d’Oise. Primé au conservatoire de Paris en 1950, il entre pour trois ans, au Théâtre royal de la Monnaie à Bruxelles pour devenir deux ans plus tard, le premier chanteur français à obtenir le prix au concours de chant de Genève. Pedrillo dans l’Enlèvement au sérail, Basilio dans Les Noces de Figaro, Tamino dans La Flûte enchantée,…Il interprète de grands rôles du répertoire « mozartien » à travers le Festival d’Aix en Provence, événement pour lequel le ténor participera pendant vingt-trois ans. Sa carrière décolle cependant en 1956 grâce à son rôle dans l’opéra de Rameau (Platée). Il réussi à s’imposer dans le répertoire baroque et français « grâce à ses talents de comédien et son agilité vocale » affirme l’Académie internationale de musique française.

« Que de souvenirs avec lui! Sensible, rusé, drôle, grivois!Un bonheur ! » C’est par ses mots qu’un de ses anciens élèves de l’Ecole d’art lyrique de l’Opéra de Paris le décrit. Il était aussi et surtout, un défenseur du chant français. En 2008, un appel en faveur des artistes français est lancé avec le baryton Gabriel Bacquier et en 2012, il créé l’association l’Art du chant français en compagnie de Georges Prêtre pour réhabiliter et promouvoir le patrimoine lyrique de la France.

Ses autres rôles mythiques, dans le répertoire d’Offenbach (Orphée aux enfers, La Vie parisienne, Les Contes d’Hoffmann, La Belle Hélène) comme dans ceux de Massenet (Thaïs) ou Rossini (Le Comte Ory) ont fait de lui, un ténor inoubliable. Plusieurs hommages lui sont rendus dans les établissements dont lesquels sa réputation n’était plus à faire.

Visuel : ©WikiCommons

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Aurore Garot

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