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Rencontre avec la pianiste Nour Ayadi à La Folle Journée de Nantes

Rencontre avec la pianiste Nour Ayadi à La Folle Journée de Nantes

10 février 2020 | PAR Victoria Okada

Lors de la dernière Folle Journée de Nantes (du 29 janvier au 2 février 2020), TouteLaCulture.com a rencontré un certain nombre de musiciens, dont la plupart des jeunes étoiles. Questions courtes, réponses courtes. Quoique, parfois, ils se sont amusés à raconter des anecdotes ou ont développé des points qui leur touchaient.
La jeune pianiste Nour Ayadi inaugure cette série de rencontres-interview.

En 2006, à 6 ans, elle commence des études de piano dans sa ville natale de Casablanca, dans le cadre du cycle étranger de l’Ecole Normale de Musique de Paris. A 16 ans, elle s’installe à Paris pour poursuivre ses études à l’Ecole Normale, et est admise en parallèle au CNSM et en Terminale scientifique, puis à Sciences Po Paris. Après avoir obtenu le premier prix du Concours Les Virtuose du cœur à Paris en mars 2019, elle est, en mai de la même année, la première femme à remporter le Prix Cortot, la plus haute distinction délivrée par l’École Normale de Musique de Paris. Depuis septembre, elle mène un double cursus à Londres en sciences politiques et en piano.

Comment avez-vous commencé la musique et qu’est-ce qui vous a décidé d’en faire le métier ?

 J’ai commencé le piano au Maroc. C’est grâce à ma grande sœur qui faisait déjà de la musique avant moi. J’ai donc suivi son chemin. Ce qui m’a indiqué que j’allais en faire mon métier… Peut-être à l’âge de 15 ou 16 ans, quand j’ai commencé à participer à des stages internationaux un peu partout ; j’ai compris l’importance de cet art et le message que je voulais transmettre à travers la musique.

La où les rencontres déterminantes dans votre vie de musicienne ?

Il y en a pas mal, mais si je dois en citer, j’évoquerai mon arrivée à Paris, au Conservatoire national supérieur de la musique, qui était un début de plein de rencontres. En effet, j’y ai découvert la dynamique musicale que je n’avais jamais connue auparavant. Il y a aussi beaucoup de personnalités que je rencontrais lors de concours comme Stephen Kovacevich. Je citerai également Claire Désert dont je suis l’enseignement.

Comment cela s’est passé au Maroc pour vous, avant d’arriver à Paris ? L’étude de piano est-elle ouverte a tous ?

Je travaillais avec un professeur qui s’appelle Nicole Salmon qui m’a préparé le concours d’entrée au Conservatoire. J’ai travaillé dix ans avec elle. L’étude du piano n’est pas aussi courant au Maroc. Je crois être la seule Marocaine au Conservatoire, surtout intégrée directement de ce pays ! J’ai eu la chance d’avoir été suivie par un professeur extrêmement rigoureuse. Elle est vraiment excellente. Elle représente l’École Normale de Musique de Paris au Maroc.

C’est la première fois que vous jouez à la folle journée. Que retenez-vous de cette folie?

C’est littéralement une « folle » journée ! Tout s’enchaîne dans un grand marathon, et en plus, avec le thème de Beethoven, c’est un véritable folie, mais très positive ! Je retiens aussi la magnifique organisation. J’ai joué deux fois en région et à Nantes, ce fut une expérience incroyable, j’aimerais passer encore une semaine ici, c’est juste génialissime ! J’aurais bien aimé assister à de nombreux concerts mais puisque nous sommes tous des artistes, nous devons préparer nos propres récitals et concerts… En un mot, c’est vraiment un festival extraordinaire !

Projets à venir ?

J’ai un nombre important de concerts à venir en février et en mars principalement en France…

Un disque en vue ?

Pourquoi pas ! Mais mon premier disque vient de sortir en décembre, donc je vais laisser un peu de temps avant un deuxième… Mais oui, c’est dans les projets ! Et aussi constituer tout un répertoire qui correspond à ma personnalité.

Rêves ou/et souhaits en tant que musicienne ?

J’ai l’impression de vivre des rêves tous les jours ! Chaque invitation, chaque rencontre est unique, donc… En fait, je ne rêve pas… Je vois tout cela comme un objectif. Pour moi, un rêve est quelque chose de trop loin, donc, j’essaie de le rendre un objectif ; peut-être un peu plus petit que le rêve mais qui me fait bien rêver quand même !

Retrouvez Nour Ayadi en récital le lundi 17 février à 20h au Couvent des Récollet à Paris
Programme :
L.v. Beethoven – Sonate n° 26 « Les Adieux »
C. Debussy – 3 Préludes : Ce qu’a vu le vent d’Ouest, Bruyères, Canope
J.B. Borowsky – 4 Miniatures : Game, Stay, A different story, Classified
R. Schumann – Études Symphoniques op.13

Informations et réservation : Les Pianissimes

Son premier disque Robert et Clara Schumann / Stravinsky est paru chez Passavant Music

Photos : Nour Ayadi à La Folle Journée de Nantes 2020 © Victoria Okada

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Victoria Okada

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