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L’orgue, invité d’honneur du printemps angevin

L’orgue, invité d’honneur du printemps angevin

06 avril 2018 | PAR Sarah Reiffers

Comme tous les ans à Angers, le printemps se place sous le signe de l’orgue grâce à l’Association pour la Connaissance, la Sauvegarde et la Promotion des Orgues du Maine-et-Loire (CSPO). Jusqu’à fin juin, de nombreux événements (concerts, compétition…) sont proposés au grand public. Cette nouvelle saison du Printemps des Orgues s’est ouverte hier soir, avec un programme tragique et somptueux mêlant grand orgue, solistes et orchestre de chambre.

C’est dans le cadre somptueux de la cathédrale Saint-Maurice que s’est tenue jeudi dernier la soirée d’ouverture de la 26e saison du Printemps des Orgues. La soirée était organisée en partenariat avec l’Ensemble Amarillis, composé de huit musiciens tous aussi talentueux les uns que les autres et dirigés par Héloïse Gaillard et Violaine Cochard. Au menu trois œuvres de Bach, dont deux pour grand orgue, ainsi que deux de George Philipp Telemann, étaient rassemblées pour une ouverture en hommage à Pierre Pincemaille. L’ancien organiste de la cathédrale de Saint-Denis devait introduire le programme. C’est finalement Vincent Grappy, venu tout droit de Blois, qui a pris sa place derrière le majestueux instrument de la cathédrale d’Angers.

Un concert dans une cathédrale au mois d’avril, cela veut souvent dire froid et humidité ; mais la musique, même celle qui raconte la mort, a le pouvoir de nous réchauffer. Surtout lorsque résonnent de belles œuvres, telles que l’Actus tragicus de Bach, magnifique cantate religieuse qui s’ouvre sur la légèreté gracieuse de la flûte à bec. Et fait ensuite place aux voix de quatre solistes, qui s’entremêlent pour mieux se détacher par la suite en courtes plaintes.

La flûte, on la retrouvera dans les deux œuvres de Telemann, dont son Concerto en la mineur où les instruments à vent et les cordes se répondent avec malice. Et lorsqu’elle a laissé la place à l’invité d’honneur de la soirée, à savoir le grand orgue, le public a pu (re) découvrir toute la grandeur et la puissance de cet instrument inégalable.

Visuel : JR

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Sarah Reiffers

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