Musique
Clarika une chanteuse normale et très scène (Interview+ live report)

Clarika une chanteuse normale et très scène (Interview+ live report)

04 mars 2013 | PAR Bérénice Clerc

Clarika sort un nouvel album très réussi « La tournure des choses », elle recevait les spectateurs parisiens au Café de la Danse pour un concert léger, énergique, drôle et très professionnel. Elle a accepté avant son concert de partager un moment de vie à la terrasse d’un café parisien comme une chanteuse normale !

Clarika est une chanteuse normale, Clarika chanteuse c’est six albums, Clarika chanteuse ce sont des textes en français, Clarika chanteuse c’est de l’humour, de la poésie, un regard sur le monde, Clarika chanteuse c’est une fille très scène désireuse de se renouveler pour réjouir les spectateurs de la France entière, Clarika chanteuse c’est une honnêteté sans faille.

Clarika raconte la vie en musique depuis de nombreuses années, son public est fidèle et à chaque sortie d’album de nouveaux fans la découvrent et la suivent.

« La tournure des choses » serait l’album de la maturité pour un spécialiste musical, son « Tchao Pantin » pour un spécialiste du cinéma, plus sombre, plus grave, moins léger, réaliste mais il garde la fraîcheur, les mélodies, l’humour, le décalage, secret du charme de Clarika.

Le regard de Clarika pour cet album offre un plan plus large sur le monde, la vie, la condition humaine, la société, sans jamais se prendre au sérieux.

Jean-Jacques Nyssen comme toujours crée pour ses textes de magnifiques écrins ciselés dans les notes, colorés par les instruments divers, rythmés et pétillants pour fredonner ad libitum. Chaque titre ouvre la porte d’un univers, « Je suis bad » récolte nos faveurs, « Sumangali » fera danser et réfléchir, « Oualou » reste en tête comme « Robbie » nous fait rire, « c’était mieux avant » rend la nostalgie drôle, rétro et sautillante, « la tournure des choses » s’emporte et enflamme, chaque chanson entraine l’auditeur à chanter, danser, écouter, regarder et partager le monde.

Pour partager l’album Clarika a donné rendez-vous aux spectateurs de toute la France et à ceux de Paris les 27 et 28 février au Café de la Danse. Rapidement complet, elle fera une étape au Trianon avec ses musiciens pour combler tous les amoureux de la chanson et de son univers qui tremblaient depuis deux ans quand nous l’avions quitté sur des adieux à la scène…

Lasse de voir souffrir les gens à cause de cet abandon, incapable d’assumer de faire mal à son public et à la France Clarika est donc revenue en toujours mieux !

Le Café de la Danse était comble du bar à la fosse, Dom la Nena en première partie présentait son premier album entre brésil , jolie guirlande et violoncelle les spectateurs furent bienveillants.

Quelques minutes plus tard Les musiciens de Clarika s’installent, les notes commencent à danser, la chanteuse peut entrer, le concert s’allume et se demande quelle sera la tournure des choses ?

Clarika est au centre d’une scénographie géométrique et lumineuse multiple, elle habillera tout le spectacle avec finesse comme toutes les lumières inventées pour l’univers de ce concert.

Les balances étaient, ce qui est rare pour ce type de concert, parfaitement réglées et ajustées pour entendre les textes, la voix, chaque instrument, l’ensemble et ne pas faire saigner inutilement les oreilles.

Dans sa jolie robe short noire, Clarika chante, bouge son corps, habite la scène sans démagogie, saute, bouge, respire, parle, tout est simple, tout est réfléchi, travaillé, créé, rêvé pour les spectateurs sans perdre la spontanéité et l’échange.

Les chansons du passé se mélangent aux nouvelles, le tissage est doux comme la soie, le fil se suit avec légèreté, les musiciens sont présents, à leur juste place et forment avec la chanteuse une joyeuse bande de professionnels humbles et talentueux.

Le plaisir du concert monte petit à petit, des préliminaires, des caresses musicales, un rythme plus soutenu, des suspensions, de nouveaux emportements, des échanges, des rires, des mouvements jusqu’à l’apothéose finale.

La marée humaine de spectateurs danse, applaudit, chante, crie, fredonne, murmure, exaltée par ce moment de vie rare. Les applaudissements et les reprises furent nombreux, les spectateurs retrouvèrent le froid de la capitale avec des airs plein la tête et une légèreté non négligeable.

Clarika se livre sur scène, libre d’être elle-même comme à la ville en sublimé. Toute la Culture a partagé un moment de vie avec l’adorable chanteuse à la terrasse d’un café au moment même où un couple se sépare à la table juste à coté… Comme Clarika ce moment de vie est normal, le bruit de la ville, des gens et l’occasion rare de tendre l’oreille pour boire ses mots comme un chocolat chaud ou lire sur ses lèvres fines et glacées par le froid de l’hiver parisien.

Visuels : (c) : Bérénice clerc

Omar Sy dans X-Men !
Gagnez 3×2 places pour Le Cabaret du quotidien à la Maison ouverte le 29 mars
Bérénice Clerc
Comédienne, cantatrice et auteure des « Recettes Beauté » (YB ÉDITIONS), spécialisée en art contemporain, chanson française et musique classique.

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Toute La Culture