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(Chronique) Sans Rire de Volo : un nouvel album tout en fraîcheur et légèreté

12 avril 2013 | PAR Marie Charlotte Mallard

[rating=5]

Auteurs/compositeurs, les frères Volovitch tirent leur expérience musicale et scénique de leurs années passées au sein des Wriggles, dont Frédéric dit frédo était un des membres fondateurs et qu’Olivier rejoint quelques années plus tard en tant que régisseur. Après un premier album sorti en 2005, les frères Volovitch récidivent avec Sans Rire, un nouvel opus prometteur qui fleure bon le printemps, la fraîcheur, la légèreté et qui respire la sincérité et la maturité.

VOLO,SANS RIREDes mélodies simples, vives, et aériennes, de jolies guitares, un brin de youkoulélé parfois, de riches arrangements, des paroles pleines de sens, une écriture pleine d’humour, telle est la recette des deux frangins pour cet album qui, à bien des égards nous rappelle Souchon, mais aussi la jeune génération de chanteur à texte, tels Renan Luce, Benabar ou encore Thomas Dutronc. Comme eux, les deux frères chantent la vie tout simplement, les amours, les amis, le temps qui passe, notre quotidien…

Avec Sans Rire, Volo se fait conteur de nos petits bonheurs comme de nos petites déceptions. A travers cet album le duo nous donne à entendre douze chansons à texte qui si elles abordent parfois des sujets délicats, tels que la séparation et le déchirement familial, la nostalgie du temps qui passe, le décalage avec le monde qui nous entoure, nous font largement sourire. Tel un petit rayon de soleil, il se faufile dans notre petit intérieur pour y apporter   avec délicatesse un soupçon de bonheur en ravissant tant nos oreilles que nos cœurs. En plus de faire preuve de beaucoup de sensibilité, les deux frères manient une plume pleine d’esprit, d’ironie, et de sarcasmes finement amenés comme dans les titres « Aucun doute », « T’abuses » ou « 17ans ». Un savoureux mélange qui aboutit à un album à la fois drôle et poétique, tendre et humain sans non plus être mièvre, gentillet ou précieux bien au contraire !

Album de la maturité par excellence, il est le symbole de ce regard que l’on jette parfois en arrière et  du spleen de nos années jeunesses qui nous envahit à sa vue, du temps qui passe trop vite, et du bilan qui se dresse avec bienveillance et ironie, seul ou entre amis, un petit verre de vin à la main… Aussi, l’album parlera indubitablement aux jeunes trentenaires en pleine construction, ceux qui après des années de fiestas, d’insouciance, commencent à se bâtir un avenir ou tout du moins à y songer, autant qu’aux quarantenaires déjà bien établis. De la musique aux textes savamment travaillés, on ne trouve rien à redire dans cet opus, qui vaut véritablement le détour et à écouter sans attendre!

Sorti le 11 mars 2012, chez Play on.

Toute leur actu, tournées et concerts sur: http://volo.fr

https://www.youtube.com/watch?v=RyIqthoZxMg

Visuel (c) : pochette de Sans Rire de Volo

La Tristesse du Samouraï de Victor DEL ARBOL, « Cara al sol »…
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Marie Charlotte Mallard
Titulaire d’un Master II de Littérature Française à la Sorbonne (Paris IV), d’un Prix de Perfectionnement de Hautbois et d’une Médaille d’Or de Musique de Chambre au Conservatoire à Rayonnement Régional de Cergy-Pontoise, Marie-Charlotte Mallard s’exerce pendant deux ans au micro d’IDFM Radio avant de rejoindre la rédaction de Toute la Culture en Janvier 2012. Forte de ses compétences littéraires et de son oreille de musicienne elle écrit principalement en musique classique et littérature. Néanmoins, ses goûts musicaux l’amènent également à écrire sur le rock et la variété.

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