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[Live-report] Bernard Lavilliers Théâtre du Casino Enghien: On The Road Again (05/12/2014)

[Live-report] Bernard Lavilliers Théâtre du Casino Enghien: On The Road Again (05/12/2014)

06 décembre 2014 | PAR Jean-Christophe Mary

Hier soir, vendredi 05 décembre 2014, Bernard Lavilliers investissait la scène du Théâtre du Casino à Enghien les Bains pour le premier concert de sa tournée « Acoustique ». Inutile de vous dire que la salle était pleine à craquer et que les fans attendaient avec impatience le Stéphanois, quelques mois après sa série de concerts à l’Olympia.

[rating=4]

Assister au concert d’un artiste qui fête ses 45 ans de carrière est toujours très excitant.

Un peu après 20h30, les lumières se sont alors éteintes et le spectacle a enfin pu commencer grâce tout d’abord à l’incroyable univers visuel, une configuration scénique resserrée de quatre musiciens et un light show performant. Et c’est parti pour un show de 2h15.

Magique dès le premier titre, Lavilliers réussit une fois encore à nous transporter grâce à son incroyable voix et sa présence animale. Ce soir le baroudeur nous embarque dans un chaleureux voyage musical qui de New York à Pigalle, en passant par l’Afrique du Sud,la Jamaïque, Cuba et le Brésil. Conteur de talent, il la cette façon singulière de présenter les titres qui jalonnent plus de quatre décennies de musique : les années 70’s dans le club New Yorkais le CBGB où l’on croise Patti Smith, Johnny Thunders, David Bowie, sa rencontre avec Bob Marley à Kingston ou Nelson Mandela à Soweto dans les 80’s. Sur scène, le show est également assuré par les quatre musiciens virtuoses qui passent d’un instrument à l’autre, ce qui enrichit le contenu musical et visuel. Le chanteur a les faveurs du public sur les quelques 20 titres joués : « Stand The Ghetto », « Kingston », « Traffic », St Etienne, histoire extraordinaire d’un billet de Banque, On The Road Again », « Betty » Idées Noires» « Jack l’éventreur», « Je cours », avec « Les Mains d’Or » et la salsa en troisième et dernier rappel. Des titres qui réussissent, à nous rendre nostalgiques, tristes ou euphoriques. A 68 ans, Lavilliers vit toujours à fond ses morceaux. Avec ses yeux bleus perçants, sa boucle d’oreille et son ensemble cuir noir, le poète français est peut-être un peu moins agité sur scène qu’il y a quelques années mais réserve toujours quelques poses et déhanchements dont lui seul a le secret.

Après un peu plus de deux heures d’un show sans faute, c’est le salut final avec les musiciens. Visiblement heureux Lavilliers lâche : « Notre devise prêt a tout et bons à rien. Les fans sont conquis ».

Album « Acoustique » (Barclay).

visuels : Jean Christophe Mary

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