Chansons
[Live report] Albin de la Simone au Théâtre de l’Atelier : un instant suspendu

[Live report] Albin de la Simone au Théâtre de l’Atelier : un instant suspendu

05 décembre 2013 | PAR Camille Hispard

Venu représenter son excellent dernier opus Un homme sorti en février dernier, Albin de la Simone nous offre une prestation tout en acoustique au Théâtre de l’Atelier.

500x500-000000-80-0-0Il entre en scène seul et s’installe sur son petit synthé tout traficoté. Albin de la Simone en dandy discret commence son tour de chant sous le lustre scintillant du théâtre. Cravate striée et costume cintré, la voix espiègle du Picard se fait entendre, comme un écho magique. L’acoustique du Théâtre de l’Atelier est d’une pureté telle qu’il y a quelque chose de divin qui s’échappe des quelques notes d’Albin.

Silence respectueux entre chaque chanson, même pour attraper au passage des petits bouts éraillés du souffle du chanteur délicat. On entend même ses doigts taper sur le clavier. « Je vois qu’on a une passion commune pour la toux« , ironise Albin de la Simone après un petit concerto d’éclaircissements.

Puis un violoncelle et un violon viennent peu à peu enrichir l’univers du chanteur, donnant encore plus d’ampleur aux sublimes compositions de son dernier album. Un grand moment d’émotion vient cueillir avec douceur les spectateurs lorsqu’il entonne la prose poétique de « La première femme de ma vie ». Comme une cabriole élégante Albin de la Simone passe de la nostalgie profonde à l’humour décalé et vraiment drôle.

Il y a beaucoup de réalisme dans ses chansons, et d’humanité aussi, à l’image du très bon titre « Mes épaules ». Albin déroule un set intimiste et drôle à l’image de ses chansons.

Il termine entre autres par une reprise de « Station Service » de Bashung, dans une mélancolie bluesienne somptueuse, et finit par chanter « Catastrophe », son petit tube, pour faire plaisir au public !

Un concert d’une mise en scène absolument parfaite pour un moment d’évasion et de bonheur absolu.

Visuel : © pochette d’album.

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Camille Hispard

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