Chansons

[Chronique] Collectif 13 – Collectif 13 : Le All Star Band de la variété française

[Chronique] Collectif 13 – Collectif 13 : Le All Star Band de la variété française

24 avril 2015 | PAR Simon Théodore

Les beaux jours sont arrivés et l’envie d’écouter de la musique festive se fait ressentir. Pour assouvir ce besoin, quoi de mieux qu’un  » all star band  » de la variété française réunissant des membres de Tryo, La Rue Ketanou ou encore No One is Innocent? Formé en 2013, le Collectif 13, composé de 13 membres, propose un album éponyme de 13 chansons aux influences rock, reggae, electro ou encore issues de la variété. Pour un premier essai, il semblerait, donc, que ce nombre porte chance…

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colelctif 13

Le voyage débute sur une ballade dansante évoquant la joie de vivre (« Vivant« ). Parfois teintée de nostalgie, cette hymne à la vie se ressent, de manière générale, sur l’ensemble du disque (« Presque Rien« ). La fête, les sourires et cette ambiance chaleureuse atteint son paroxysme sur la chanson autobiographique « 13« , clôturant cette aventure. Le titre fera, sans aucun doute, bondir les foules en fin de concert. Le collectif rend heureux mais dénonce cette société de consommation tournant à l’envers. Le rock et le rap sont leurs meilleures armes. Mélangeant les scratchs de DJ Ordoeuvre, les riffs électriques de Fred Mariolle (No One is Innocent) et des punchlines sciantes, Nabilla et Jean Pascal, ces pop stars des télé réalités musicales, en prennent pour leur grade (« Star du Rap« ). « Deux Poids, Deux Mesures » est grave, lourd et oppressant. Malgré une ambiance générale emplie de légèreté, ce titre apparaît comme le fruit d’une rage contrôlée où les couplets sont des enclumes écrasant les rêves sur le sol.

Collectif 13 est donc un objet musical à deux faces. D’un côté, le rêve, le soleil et la chaleur humaine transpirent de cette oeuvre alors que, d’un autre, ces musiciens mettent en exergue certaines injustices et réalités sociales faisant redescendre l’auditeur dans les méandres d’un quotidien déprimant. Sans être un chef d’oeuvre musical, ils essaient d’apporter le collectif dans un monde où l’individualisme règne : l’humain est bien au coeur de leur préoccupation artistique.

Visuel : DR

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Simon Théodore

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