Chansons
Bergmann : « Je ne fixe pas de limites de genres » (Interview)

Bergmann : « Je ne fixe pas de limites de genres » (Interview)

19 mai 2021 | PAR Kevin Sonsa-Kini

Jeune auteure-compositrice, Bergmann s’inscrit dans une époque d’éclectique artistique. La chanteuse vient de sortir son premier album intitulé « No Curfew ». Un opus de 14 titres chantés pour la plupart en anglais, dans lesquels elle évoque la relation toxique, la rupture douloureuse ou salvatrice, la colère face à ceux qui veulent nous écraser ou encore plus profondément la perte de ceux qu’on aime. Bergmann se confie à Toute la culture. 

Toute la culture : Votre album s’intitule « No Curfew ». Qu’évoque ce titre pour vous ? 

Bergmann : Ce titre signifie : « Pas de couvre-feu ». Etrangement, j’ai trouvé ce titre il y a un peu plus de deux ans. Bien évidemment, je ne savais pas du tout qu’il y allait y avoir une pandémie mondiale. C’est assez ironique. Mais pour moi, ce titre renvoie surtout au fait qu’il n’y a pas de limite dans nos émotions. Ce titre, c’est une sorte d’autorisation que je me donne à moi-même et aux gens qui écouteront mon album. 

Cet album comporte 14 titres. De quoi vous vous êtes inspirée pour l’écriture de ces chansons ?

De ma vie tout simplement (rires) ! C’était la source d’inspiration la plus logique pour moi. Je me suis inspirée de mes histoires amoureuses passées, de la perte de ma maman il y a bientôt trois ans, de la fête, de mes insomnies, de tout ce qui m’entoure. 

Est-ce que la mort de votre mère vous a aidé davantage dans l’écriture des chansons ? 

Je pense qu’il y a des chansons qu’on a besoin d’écrire. J’ai écrit deux chansons sur ma mère : Without you et Sour hour. Ça peut arriver qu’on ait un gros chagrin lorsque l’on perd quelqu’un de très proche. Et pour moi, c’était très thérapeutique d’essayer de parler à ma maman à travers mes chansons. 

Votre mère est-elle la première personne à laquelle vous dédiez cet album ?

Absolument ! On va d’ailleurs sortir un vinyle bientôt et au dos c’est écrit « Pour ma mère » ! 

On retrouve plusieurs genres musicaux à travers cet album. C’était important pour vous de faire un album large ?

Oui, d’où le titre « No Curfew ». L’idée c’était de dire au public que je ne fixe pas de limites de genres dans mon album. Moi, en tant que jeune artiste, j’ai été bercée par la musique que mes parents écoutaient. J’écoute vraiment de tout. Et pour moi, c’est évident que ma musique reflète ce que j’écoute, et par conséquent, je ne voulais pas aborder qu’un seul genre de musique dans mon album. 

La plupart des chansons de l’album sont des titres que vous interprétez seule. Sachant que vous n’êtes pas encore connue du grand public, vous aviez envie de faire une sortie de carte de visite ? 

Oui. J’ai un peu voulu montrer tout ce qui résonnait dans ma vie à travers cet album. A la base, beaucoup de gens commencent d’abord par un EP et moi, j’ai désobéi à cette règle. Mais j’avance petit à petit. 

Vous vous êtes entourée d’une grande équipe pour votre album dont le réalisateur Florent Livet (Bloc Party, Lous & The Yakusas), les compositeurs Polérik Rouvière, Pavle Kovacevic ou encore Louis Dureau et Guillaume Zolnierowski. Comment s’est passé la réalisation avec eux ? 

Ils ont été super ! J’ai déjà été déçu par certaines personnes qui m’entouraient et qui n’étaient pas forcément très respectueuses de mon art ou même de ma personne. Là, j’ai eu la chance de tomber sur des mecs vraiment super. J’ai envie de faire un gros big up à Polérik Rouvière qui m’a redonné confiance dans ce métier. 

L’album est sorti il y a une dizaine de jours. Quels ont été les premiers retours ? 

J’ai eu des retours très positifs. Je suis contente de voir des gens de tous horizons me suivre. Il y a une dame anesthésiste qui m’a écrit. Une jeune fille de 13 ans m’a écrit aussi. C’est ce qui me touche le plus parce que je ne fais pas de la musique pour un genre de personne. 

Un dernier mot pour les personnes qui vous soutiennent et ont aidé à la réalisation de votre premier opus ? 

Je les remercie du fond du cœur de m’avoir suivi dans toutes mes folies. Mon label (HRCLS Records) aussi a été formidable. Je pense que j’ai beaucoup de chance d’avoir une grande équipe autour de moi et de faire ce métier. 

Visuels : © Nicolas Garrier. 

BergmannNo Curfew, disponible depuis le 7 mai 2021 (14 titres)=1. Pity Party, 2. Something real, 3. Ambre, 4. Cross my heart, 5. Emotional Woman, 6. Billionaire, 7. The Jinx, 8. Love potion, 9. Anybody Else’s, 10. Morpheus Where, 11. Without you, 12. Boy bye, 13. Sour hour, 14. Parfum d’été. 

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