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Black Pumas, carton plein pour L’Alhambra !

Black Pumas, carton plein pour L’Alhambra !

09 février 2020 | PAR Clara Bismuth

Une fois de plus, le duo Black Pumas jouait à guichet fermé ce 8 Février. Sur la scène du théâtre de L’Alhambra, ces infatigables félins texans célèbrent une soul trempée dans l’univers de la Motown et secouée de rythmes hip-hop qui ne peut que séduire.

 

Décidément, ATO Records à encore visé juste. La soul est intemporelle et tout le monde l’aime ! Mais encore faut-il en trouver les dignes représentants. Avec Eric Burton au chant et le guitariste/producteur Adrian Quesada, la victoire était assurée. Formé en 2017 au Texas, le duo ne perd pas de temps pour sortir ce premier album éponyme remarquable. Dès lors, le groupe ne cesse de séduire le public parisien de cette soul mélancolique, aux notes colorées et proche d’un certain psychédélisme. Complet à la Boule Noir quelques mois plus tôt, ce dernier concert était une belle consolation pour les absents. Et si vous avez raté une fois de plus Black Pumas, pas de soucis, les félins seront de retour au Trianon le 20 Novembre 2020. 

Hier soir n’était pas sans surprise. Pour servir cette première partie, le duo présente Jaron Marshall. Un jazzman délirant et prodige, aussi bien de son synthétiseur que de son jeu sur scène. Entre mimiques comiques et gesticulations proches de la pantomime, le pianiste chauffe progressivement la salle de ses compositions  électro-jazz rehaussées de rythmiques hip-hop. Un artiste généreux, qui joue aussi dans l’esprit d’équipe, puisqu’il accompagne les Black Pumas au clavier dans cette tournée hallucinante.

Après cette petite demi-heure, place à une performance tout aussi folle qui, au-delà de la musique, souligne aussi une métissage culturel fantastique. Black Pumas est peut-être ce qu’il y a de plus beau dans l’Amérique. Une recette riche est complète d’histoires et d’influences, qui transpirent à travers ce chant suave et mélancolique de Burton. Compositions blues accompagnées de variations gospel, choristes en transe   sur soul urbaine et guitares effrénées  pour des morceaux plus rock, rien ne parait fragile ou branlant. Black Pumas s’empare corps et âmes de ses textes sans pour autant prétendre à un groupe engagé sur telle ou telle thématique. Le plus important c’est la musique et sa transmission. Une générosité perceptible sur toute l’interprétation de ce premier album et dont l’on attend la suite avec impatience. 

Visuel : ©CB

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Clara Bismuth
Rédactrice pour le magazine Toute La Culture depuis mars 2018, principalement dans les rubriques Musique et Cinéma.

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