Musique

Archive, Controlling Crowds: un nouvel album détonnant !

31 mars 2009 | PAR Martial

Archive-Controlling CrowdsPresque trois ans après l’excellent Lights,  Archive revient avec un nouvel ovni musical, Controlling Crowds. La grande question était de savoir quelle direction allait prendre ce collectif en pleine évolution ; et comme par le passé, Archive nous surprend, nous transcende, et nous offre une véritable expérience musicale. A mi-chemin entre les sonorités organiques de Lights et un retour vers les envolées majestueuses de Londinium, le son de Controlling Crowds est sombre, électrique, alternant crescendos rythmés et douces mélodies. Le résultat est scotchant, et les 9 minutes de certaines chansons paraissent des secondes, l’album réussissant à nous tenir en haleine plus d’une heure durant.

L’originalité d’Archive est le fruit de la fusion de plusieurs genres, allant du rock au hip-hop en passant par l’électro, le tout se jugulant en un trip-hop et une créativité sans limite. Ainsi, Controlling Crowds voit se succéder Pollard Berrier, David Penney, et Maria Q (déjà chanteurs sur Lights), mais voit aussi le retour de Rosko John (chanteur de rap déjà présent sur Londinium), nous délivrant un flow vénéneux avec « Bastardised Ink » ou encore « Quiet Time ». Cet enchaînement de style et de voix de chacune des treize pistes de l’album donne une richesse et une étendue nécessaire à l’ensemble complexe qu’est Controlling Crowds. Musicalement hypnotisantes, chacune de ces treize pistes délivrent leur pierre à l’édifice de l’album, le rendant logique et complet, de par sa diversité et son ingéniosité. Là est sûrement le plus grand talent d’Archive : réussir à rendre cohérent un ensemble de sons, de voix, de styles, de chansons, de rythmes, de mélodies ; d’homogénéiser les différences au service d’un projet, d’une idée. Controlling Crowds sonne comme une rengaine entêtante, à l’image de « Bullets » ou « Dangervisit », ou les variations de sons, parfois minimes, nous conduisent vers une sorte de transe, pour finalement redescendre vers une ballade mélancolique.

L’ambiance torturée de ce nouvel album est dûe en partie au clavier électrifié de Darius Keeler, à la voix gorgée d’émotion du souvent critiqué et pourtant très bon Pollard Berrier, à la basse puissante qui vient ponctuer et alourdir habilement certains morceaux (« Controlling Crowds », « Funeral »), mais aussi aux textes accrocheurs qui parsèment et illustrent concrètement l’ensemble du disque. Une fois de plus, Archive nous offre en plus d’une pure merveille de son et d’ambiance, une véritable expérience musicale dont on ne sort pas indemne. A garder précieusement entre Londinium et Lights

Controlling Crowds, Archive, Warner, 30 mars 2009

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