Musique

Aldo Romano rend un hommage parfait à Don Cherry

Aldo Romano rend un hommage parfait à Don Cherry

05 septembre 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Jazz à la Villette offre pendant 12 jours le meilleur du jazz international à nos oreilles. Hier, Aldo Romano a caressé sa batterie en compagnie grandiose, Géraldine Laurent au saxophone, Henri Texier à la contrebasse et Fabrizio Bosso à la trompette, pour offrir au public une heure bien trop courte d’hommage à Don Cherry.

Après une première partie sympathique bien menée par le Jeff Ballard trio où, le batteur californien s’accompagne du phénoménal guitariste Lionel Loueke et du « souffle chaud » du saxophoniste porto-ricain Miguel Zenon. On retiendra particulièrement, ce solo de guitare, scat à la Bobby Mc Ferrin qui aura soufflé le public.

Arrive enfin Aldo Romano et son quartet. Veste noire très chic, il commence par nous parler :  » On a essayé de retraduire pour notre époque, j’espère que ça ira » balance pour commencer Aldo Romano. » Dans une complicité évidente, l’échange entre les musiciens est parfait, ici, pas de solos d’esbroufes, chaque moment est essentiel.

Dans les années 50, Ornette Coleman dépoussière le jazz, le free jazz est né. Don Cherry fait partie de ce mouvement et installe alors un quartet sans piano, ce qu’Aldo Romano respecte ici. D’ailleurs, notre batteur a joué avec Don Cherry au tout début de sa carrière. Cet hommage n’est donc pas anodin.

Les duos des cuivres, trompette et saxophone apportent une puissance magnifique aux morceaux. Aldo Romano ne passe jamais en force, manipulant les baguettes avec une agilité et une douceur phénoménale. A la contrebasse, son ami de toujours, Henri Texier, fait corps avec son instrument, faisant sortir un swing tendre de la bête.

Le son s’éloigne de celui de Don Cherry dans les années 60 pour s’installer comme une évidence dans les années 2010. Partitions devant les yeux, les musiciens échangent des regards, se parlent parfois et introduisent une part d’improvisation légère mais essentielle au jazz.

Visuel :  (c)JBMillot

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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