Musique

Alain Chamfort met Yves Saint Laurent en chansons

12 février 2010 | PAR Ariane Lecointre

Une biographie chantée du couturier de légende. Le concept est plutôt inédit et Alain Chamfort a prêté sa voix à Yves Saint Laurent.

Il est possible, depuis le 9 février, de télécharger en toute légalité (pour 0,99 €) des chansons sur la vie d’Yves Saint Laurent. 16 titres pour 72 ans de vie, d’Oran à Paris, des défilés aux ateliers, des décors de théâtre aux objets d’art collectionnés avec Pierre Bergé. En musique, tout paraît plus léger, plus beau, plus intense. Alain Chamfort s’est prêté à l’exercice avec son album Une Vie Saint-Laurent. Pierre-Dominique Burgaud (Le Soldat Rose) est l’auteur des textes et à l’origine de cette idée atypique. Les deux artistes célèbrent en Saint Laurent sa liberté de ton et d’esprit, son indépendance, et son talent. Aucune maison de disque n’a cautionné l’aventure, trouvant le personnage chanté trop peu populaire. Le CD sera donc à vendre pour la modique somme de 5,50 € sur le site de vente-privée.com, à partir du 16 février. À la même date, un livre disque collector paraîtra en libraire, avec les partitions des titres notamment.
L’expérience unique pourrait éventuellement finir en beauté avec une comédie musicale.

L.A Night, la grande soirée finale au Scopitone
Tag et Graffiti au Palais de Tokyo, les Lettres de noblesses
Ariane Lecointre

3 thoughts on “Alain Chamfort met Yves Saint Laurent en chansons”

Commentaire(s)

  • Ali Ghieri

    Marc-Edouard Nabe qui a suivi un parcours éditorial similaire à celui d’Alain Chamfort parle de lui dans L’Homme qui arrêta d’écrire, son dernier roman :

    http://alainzannini.com/

    http://www.marcedouardnabe.com/index.php

    Je regarde derrière. Zoé me signale à une table le chanteur Alain Chanfort, il est là avec quelques amis…
    -Il a quelque chose de vous me dit Zoé… L’élégance peut-être…
    -Tu parles, protesté-je. Plutôt le coté traversée du désert, purgatoire…
    Lui aussi a été viré de sa maison. .. Excommunié d’EMI par un simple mail qui rompait son contrat comme un morceau de pain. Crak. Il n’y a pas que dans la littérature qu’il y a de la casse. Motif : Chanfort ne vendait pas assez de disques, c’est un gouffre etc. « C’est la même chanson » comme disait son pote Claude François, qui lui a trouvé son pseudonyme… Et comme disait l’autre Chamfort : « Les succès produisent les succès comme l’argent produit l’argent. » Qu’il ait eu la carrière qu’il a eu n’a pas retenu de petits producteurs à la con, mous et impitoyables à la fois, de chasser l’auteur de Manureva.
    -T’as vu le clip en noir et blanc que Chanfort s’est fabriqué ? demandé-je à Zoé.
    -Non, me répond-elle.
    On le voit dans un entrepôt faire glisser devant la caméra des carrés de papier où il a écrit à la main et en gros les paroles de sa chanson. De temps en temps elles sont interrompues par d’autres panneauxde réflexions et de messages personnels drôles et très amers sur sa situation, puis il rattrape le play-back écrit sans se décaler…
    -Pas facile à faire…
    -J’avais apprécié… Entre la mise en abyme et le monologue intérieur, parlant comme un film muet… Il n’a pas fini de souffrir. Chanfort… Le show-biz lui a pardonné son arrogance en lui donnant le prix du meilleur clip, mais il n’a pas retrouvé son statut et tourne en rond sans pouvoir expier le crime de ne pas être assez bankable.
    J’irais bien le saluer mais il est en compagnie de Laurrent Baffi qui se croit toujours obligé d’être drole et vif comme à la télé, alors que tout le monde sait que dans la vie, comme le répète son ex-patron Thierry Ardison, en dehors du domaine de la vanne et de celui des animaux où il excelle, Baffi est un sinistre blaireau. […]

    pp.288-289

    NB : Les fautes d’orthographes sur certains noms sont dues à la volonté de l’auteur.

    février 14, 2010 at 21 h 25 min
  • Ali Ghieri

    Marc-Edouard Nabe qui a suivi un parcours éditorial similaire à celui d’Alain Chamfort parle de lui dans L’Homme qui arrêta d’écrire, son dernier roman :

    http://alainzannini.com/

    http://www.marcedouardnabe.com/index.php

    Je regarde derrière. Zoé me signale à une table le chanteur Alain Chanfort, il est là avec quelques amis…
    -Il a quelque chose de vous me dit Zoé… L’élégance peut-être…
    -Tu parles, protesté-je. Plutôt le coté traversée du désert, purgatoire…
    Lui aussi a été viré de sa maison… Excommunié d’EMI par un simple mail qui rompait son contrat comme un morceau de pain. Crak. Il n’y a pas que dans la littérature qu’il y a de la casse. Motif : Chanfort ne vendait pas assez de disques, c’est un gouffre etc. « C’est la même chanson » comme disait son pote Claude François, qui lui a trouvé son pseudonyme… Et comme disait l’autre Chamfort : « Les succès produisent les succès comme l’argent produit l’argent. » Qu’il ait eu la carrière qu’il a eu n’a pas retenu de petits producteurs à la con, mous et impitoyables à la fois, de chasser l’auteur de Manureva.
    -T’as vu le clip en noir et blanc que Chanfort s’est fabriqué ? demandé-je à Zoé.
    -Non, me répond-elle.
    On le voit dans un entrepôt faire glisser devant la caméra des carrés de papier où il a écrit à la main et en gros les paroles de sa chanson. De temps en temps elles sont interrompues par d’autres panneauxde réflexions et de messages personnels drôles et très amers sur sa situation, puis il rattrape le play-back écrit sans se décaler…
    -Pas facile à faire…
    -J’avais apprécié… Entre la mise en abyme et le monologue intérieur, parlant comme un film muet… Il n’a pas fini de souffrir. Chanfort… Le show-biz lui a pardonné son arrogance en lui donnant le prix du meilleur clip, mais il n’a pas retrouvé son statut et tourne en rond sans pouvoir expier le crime de ne pas être assez bankable.
    J’irais bien le saluer mais il est en compagnie de Laurrent Baffi qui se croit toujours obligé d’être drole et vif comme à la télé, alors que tout le monde sait que dans la vie, comme le répète son ex-patron Thierry Ardison, en dehors du domaine de la vanne et de celui des animaux où il excelle, Baffi est un sinistre blaireau. […]

    pp.288-289

    NB : Les fautes d’orthographes sur certains noms sont dues à la volonté de l’auteur.

    février 14, 2010 at 21 h 26 min

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