Les vernissages du 23 au 25 février 2012

Les vernissages du 23 au 25 février 2012

23 février 2012 | PAR Clementine Athanasiadis

Le mois glacial de février touche à sa fin, la douceur montre le bout de son nez. Un temps idéal pour marcher jusqu’aux galeries que Toute la culture vous a dégoté. Au menu, de la peinture, du dessin, des formes et quelques coupettes parsemées dans les galeries.

Jeudi 23 février

La Galerie Daniel Templon consacre une grande exposition aux dessins récents de Jim Dine, intitulée Hello Yellow Glove. Véritable plongée dans l’intimité d’un artiste aujourd’hui âgé de 77 ans qui revient sur ses passions d’enfance, l’amour de sa vie et le « feu » qui l’anime. L’artiste privilégie la subjectivité de l’image et sa texture. Il multiplie les supports : papier de soie, parchemin, plastique. Il utilise le fusain, le feutre, la peinture ou encore le collage. Jim Dine est représenté dans plus de 70 collections publiques à travers le monde, dont celle du Metropolitan Museum of Art de New York, du Musée national d’art moderne – Centre Pompidou à Paris, de la Tate Collection à Londres. Il s’agit de sa sixième exposition à la Galerie Daniel Templon. Elle fait l’objet d’une catalogue édité chez Steidl et disponible à la galerie.

Galerie D.Templon: 30 rue Beaubourg, 75003 Paris.

La galerie Laurent Mueller présente la première exposition personnelle en France de l’artiste allemand Roland Stratmann avec une série de ses dessins. D’un seul trait, l’artiste donne naissance à des univers complexes qui, s’ils se réfèrent parfois à la peinture classique en lui rendant hommage, décrivent néanmoins le monde actuel en reprenant notamment certains de ses codes graphiques.

Galerie Laurent Mueller: 75 rue des archives, 75003 Paris

Vendredi 24 février

Eyone, Membre fondateur du célèbre groupe TPK (Trane, Ect…) est activiste du vandal , de la dégradation colorée, sur tous supports urbains. Ses 22 années dans le grafitti lui offre aujourd’hui une place incontournable dans le street art. Après avoir arpenté le métro, la rue, son intégration aux studios Seen, celebre graffeur new yorkais, lui permet de passer de la rue aux toiles pour offrir un univers haut en couleur. Galerie 154: 154 rue Oberkampf, 75011 Paris.

la galerie 22,48m2, met à l’honneur Yves-Eric 2boy et son univers artistique étrange. Entre l’esthétique des images des jeux vidéo, et celle des dessins scientifiques des Wall Paintings de Sol LeWitt, il crée dans sa peinture un environnement coloré à la fois calme et inquiétant, jouant sur les contraires.Yves-Eric 2boy met en place un système simple, un système binaire favorisant la sérialisation: fonds aux couleurs froides, bleus, gris, parfois verts. galerie 22,48m2: 30 rue des Envierges, 75020 Paris

Samedi 25 février

La galerie Gb Agency, expose l’artiste anglais Ryan Gander. Jouant d’un rapport complexe entre réalité et fiction, la démarche de l’artiste consiste à s’emparer d’éléments en apparence disparates (objets, images, situations, textes…) et de les assembler pour y inscrire ses propres systèmes de narration. Caractérisée par une rigueur conceptuelle, une simplicité visuelle et des textes allusifs, les oeuvres de Ryan Gander interrogent les processus d’apparition et les mécanismes de perception de l’oeuvre d’art. Installations, photographies, performances, publications ou encarts dans la presse sont tant de supports qui lui permettent d’élaborer sa réfléxion artistique. Gb Agency: 18 rue des 4fils, 75003 Paris

La galerie Isabelle Gounod, reçoit l’artiste Michaele Andréa-Schatt pour un exposition intitulée Paysages/Extérieur-Nuit. Cette série révèle en quelque sorte les dessous de sa peinture, sa part d’ombre, celle qui traverse depuis longtemps son travail, en peinture, dessin, photographie mais aussi céramique. Ombre portée, comme l’on porte un vêtement. Michaële-Andréa Schatt soulève le voile. Pour sortir la lumière de l’ombre, la révéler au sens photographique, cinématographique, Schatt  travaille ses peintures à partir de préparations noires. La présence du Noir est déterminante dans ces « Extérieur- Nuit. Il s’agit ici pour l’artiste de peindre à l’inverse de son travail habituel, où les fonds étaient préparés dans un blanc éclatant. Elle s’approprie un nouveau support, le calque et s’imprègne des lieux (étangs, sources) par un jeu de transparences, de superpositions, de verticalité, de reflets.

 


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Clementine Athanasiadis

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