Livres
Virginie et Vita, le roman de Christine Orban sur Virginia Woolf réédité

Virginie et Vita, le roman de Christine Orban sur Virginia Woolf réédité

09 décembre 2011 | PAR Yaël Hirsch

Originellement publié sous le titre « Une année amoureuse de Virginia Woolf » (Stock, 1991),  ce roman sur les amours de Virginia Woolf traite les pudeurs de l’Angleterre des années 1920 avec une familiarité élégante et revigorante. A (re)lire dès le 5 janvier prochain chez Albin Michel.

Grande-Bretagne, fin des années 1920, Virginia Woolf vient de connaître de jolis succès avec « Mrs Dalloway » et « To de Lighthouse ». Son mari, Léonard prend soin de faire fructifier les modestes revenus issus de l’écriture de Virginia et s’inquiète pour sa santé nerveuse très délicate. Le retour de la flamboyante et richissime Vita dans la vie de Virginia est un bouleversement. Dûment marié, la jolie jeune-femme sait attiser avec grâce la passion de l’écrivaine. Souvent en voyage, Vita repart et Virginia recommence imémditamment à se sentir jalouse. Incapable de capitaliser ces sentiments forts de manière directe dans un roman sans choquer, elle décide d’entreprendre l’écriture d' »Orlando ». Le personnage principal est un homme, mais également un portrait de Vita.

Fluide et renseigné, le texte d’ Christine Orban révèle certains rouages passionnels qui se mènent vers les sentiers de l’écriture. L’amour entre femmes donne un petit tour exotique et sensuel au roman, mais l’auteure sait suggérer sans rien montrer. Surtout la sobriété de la langue et la simplicité du langage démystifient et incarnent une auteure complexe, statufiée par sa légende de « poisson froid » tourmenté, sa fin tragique, et bien sûr de grandes oeuvres dramatiques comme « The Hours » de Stephen Daldry.  Grâce aux citations généreuses, « Virginie et Vita » est plus qu’une histoire d’amour, c’est aussi une jolie introduction dans le monde éminemment littéraire de Virginia Woolf.

Christine Orban, « Virginie et Vita », Albin Mihcel, 233 p., 17 euros, Parution le 5 janvier 2012.

Pour lire notre critique de « Le pays de l’absence »(Albin Mihcel, 2010), c’est ici

Charles Berling se met à la chanson et se produit au Sentier des Halles
Oh my God! une comédie romantique réussie autour de l’invention du godemiché
Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *