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Un deuxième prix pour Karine Tuil et son roman « Les choses humaines »

Un deuxième prix pour Karine Tuil et son roman « Les choses humaines »

14 novembre 2019 | PAR Jules Bois

Ce jeudi 14 novembre à 18h, a été remis le Prix Goncourt des Lycéens 2019 à Karine Tuil. Déjà gagnante du Prix Interrallié 2019, son roman Les choses humaines s’affirme comme étant un grand succès.

Créé en 1988, à l’initiative de la Fnac et du ministère de l’Éducation nationale avec l’accord de l’Académie Goncourt, le Prix Goncourt des Lycéens permet à près de 2 000 élèves de lire et étudier des ouvrages sélectionnés au mois de septembre par les membres de l’Académie Goncourt. Le jury est issu d’une cinquantaine de classes de lycée.
Douze délégués du jury lycéen se sont réunis ce jeudi 14 novembre à Rennes, et ont choisi de décerner le 32ème Prix Goncourt des Lycéens à Karinue Tuil. Elle succède donc à David Diop, nommé l’année dernière pour son roman Frère d’âme, l’histoire d’un tirailleur sénégalais qui se remémore la tourmente de la Première Guerre Mondiale.

Le roman, sorti en août 2019 et publié aux éditions Gallimard, éditeur de nombreux livres primés cette année, avec La panthère des neiges de Sylvain Tesson, gagnant du prix Renaudot, mais aussi Par les routes de Sylvain Prudhomme, gagnant du prix Fémina. En août, après l’avoir lu et apprécié, nous l’avions résumé comme étant le roman dans lequel Karine Tuil s’intéresse au thème de l’identité. Le judaïsme est toujours présent, mais c’est la guerre du/des sexe(s) qui centralise l’intrigue toujours prenante des Choses humaines.

Il raconte l’histoire d’Alexandre Falard un polytechnicien de 21 ans accepté à Standford, fils prodige d’un couple de parisiens qui ont réussi : issu d’une famille très modeste, le père est devenu le journaliste politique phare du Paf. Stagiaire à la Maison Blanche du temps de Clinton, sa mère est une élégante essayiste franco-américaine et une féministe respectée. Laïcs, modernes, et libérés, les parents ont eu une grande différence d’âge et chacun leurs aventures de leur côté jusqu’à ce que la mère tombe amoureuse d’un professeur de lycée juif et bouleverse sa vie, menant à leur séparation. Le soir d’une remise de décoration de son père, Alexandre, en chagrin d’amour, accepte d’emmener la fille du nouveau compagnon de sa mère, Mila, 18 ans, à une soirée de copains. La fin de la soirée est un cauchemar qui finit en garde à vue : Mila accuse Alexandre de l’avoir violée dans un local à poubelle. Commence une longue enquête et un procès qui permet à Karine Tuil de nous en dire long sur la guerre des sexes, l’élitisme parisien et la difficulté de rendre justice.

Un thème très ancré dans l’actualité donc, surtout après #Metoo. Actualité qui projette certainement le roman sur les devants de la scène littéraire, complément du succès dû à la qualité littéraire du roman. En souhaitant que cette double récompense engage la curiosité, et que ce livre rencontre, après un succès critique, un large succès publique !

Visuel : Couverture du livre Les choses humaines, de Karine Tuil, parut aux Édition Gallimard, 2019

 

 

 

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