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Ray Bradbury décédé : la science-fiction en deuil

Ray Bradbury décédé : la science-fiction en deuil

07 juin 2012 | PAR Ariane Kupferman Sutthavong

Après Aldous Huxley, René Barjavel ou Isaac Asimov, c’est un autre géant de la littérature de science-fiction qui nous a quitté. Ray Bradbury, l’auteur des Chroniques Martiennes et de Fahrenheit 451 – adapté au cinéma en 1966 par François Truffaut – est décédé mercredi à l’âge de 91 ans.

L’écrivain dont l’un des principes philosophiques était « To hell with it » (‘la barbe ! ») n’a pas attendu ses vieux jours pour devenir l’excentrique auteur que l’on connait. Né en 1920 dans l’Illinois après un séjour de dix mois – et non neuf – dans le ventre de sa mère, il découvre la littérature à sept ans avec Edgar Allan Poe ; il ne lui faut pas dix ans pour publier sa première nouvelle dans une revue de sci-fi et se placer à la hauteur de son maître dans le genre.

Il commence, en 1951, à rédiger le manuscrit de Fahrenheit 451 sur une machine payante de la bibliothèque de l’Université de Californie. L’écriture de son best-seller, publié en 1953, lui aurait coûté 9$ : un bon investissement pour la postérité, en somme. Suivent Les Chroniques Martiennes, L’Homme Illustré et une trentaine d’autres romans et plus de cinq cents nouvelles, pièces de théâtre, scénarios…

La Ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, rend hommage au romancier « véritablement visionnaire qui a donné ses lettres de noblesse à la science-fiction ». Elle ajoute également que « peu d’oeuvres ont aussi bien dénoncé les grands maux de notre siècle : la censure et le totalitarisme, les dangers de la modernité, la société de consommation ».

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Ariane Kupferman Sutthavong

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