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Prix de Flore : De l’audace, encore de l’audace…

Prix de Flore : De l’audace, encore de l’audace…

14 septembre 2012 | PAR Ruben Moutot

Sélection originale pour le plus branché des prix littéraires. On retrouve quelques rares « stars » de la rentrée mais aussi et surtout des talents prometteurs pas encore sous le feu des projecteurs. Le gagnant recevra le lendemain de l’annonce du Goncourt, le 8 novembre, une bise du fondateur du Prix, Frédéric Beigbeder, un chèque de 6100 euros et un verre à son nom, pour venir déguster quand il le souhaite un verre de Pouilly-fumé à la célèbre terrasse.

Si la tradition est à la subversion pour le jury résident du Flore, nous noterons cependant que ce dernier n’a pas poussé la provocation jusqu’à nominer Richard Millet ou même Christine Angot dans sa première sélection. La liste n’en reste pas moins impertinente et agréablement diversifiée.
Sous les projecteurs, évidemment, Aurélien Bellanger et Philippe Djian, qui cumulent avec le Médicis et qui font même ici figures de favoris. Le premier est LA « révélation » de cette rentrée avec un premier roman, La théorie de l’information, qui nous plonge dans l’aventure numérique. L’auteur s’inspire pour cela assez librement de la vie de Xavier Niel, le fondateur de Free et archétype de l’entrepreneur français qui à réussi à s’imposer au sein d’une économie 2.0. Au contraire, le second, a déjà écrit de nombreux ouvrages mais fait sa première entrée dans la course aux prix littéraires. Dans Oh…, particulièrement remarqué par la critique, il se met dans la peau d’une femme violée qui évolue dans un univers familial chaotique tout en faisant preuve d’une admirable combativité.

Mais quelques « outsiders » talentueux pourraient bien créer la surprise dans une compétition qui nous a habitués aux rebondissements. Carl Aderhold, auteur de Mort aux cons, arrive donc avec fermeture éclair, un roman qui nous décrit la vie de Laurent, un ouvrier sur qui le sort semble s’acharner. Après avoir été licencié et quitté par sa femme, il a l’opportunité de reprendre son destin en main lorsqu’on lui offre de participer à la coupe du monde de football des sans emplois.
Martin Page, quant à lui, revient sous le pseudonyme de Pit Agarmen. Dans La nuit a dévoré le monde, il nous offre le récit original d’un écrivain qui survit à une invasion de zombies sur le monde et se livre alors à une longue et lente introspection.

Le réalisateur et scénariste Santiago Amigorena est également nominé pour La première défaite, histoire d’un jeune homme qui tente de se réconcilier peu à peu avec l’amour après un premier déchirement.
Dans la sélection, on retrouve également : Ciseaux Stéphane Michaka, (éd. Fayard), Petite table soit mise ! Anne Serre, (éd. Verdier), Les pieds nus Marie Simon, (éd. Léo Scheer), Les patriarches Anne Berest, (éd. Grasset), Zenith Hôtel Oscar Coop-Phane, (éd. Finitude).

C’est le lauréat de l’année dernière, Marien Defalvard, jeune auteur précocement poussiéreux, qui remettra le prix au gagnant, au café du boulevard Saint Germain, dans une ambiance festive et alcoolisée.

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