Livres
Le réseau de Alix Meyer et Marc Eichinger : le mieux est l’ennemi du bien

Le réseau de Alix Meyer et Marc Eichinger : le mieux est l’ennemi du bien

18 octobre 2022 | PAR Bernard Massoubre

Alix Meyer et Marc Eichinger ont écrit, à deux mains, un premier roman sur fond d’espionnage international.

Un ancien chimiste de la DGSE veut vendre aux enchères une drogue de synthèse dont les effets psychoactifs sont décuplés par rapport à ce qui existe sur le marché. Face à cette nouvelle donne, le Réseau, officine parallèle de renseignements, entre en jeu.

Le Réseau est l’occasion de mettre en lumière les services de renseignements, ainsi que les menaces qui pèsent, en sous-main, sur le monde. En premier lieu, la fabrication de cette nouvelle drogue, du fentanyl puissance dix, nous emporte dans la géopolitique des pays producteurs, en Afghanistan, au Mexique ou en Colombie. Sans oublier des pays d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique du Nord. Les faits sont précis et argumentés de même que la présentation des effets physio-pathologiques des toxiques.

A la lecture de ce polar, le lecteur apprendra des faits nouveaux. Ainsi, il découvrira pourquoi le Mossad est présent en Afrique. Ou autre exemple, l’existence de « maisons en cage » à Hong Kong. Le récit nous amène en Afrique du Sud et au Moyen-Orient, avec un souci de pédagogie avérée.

Cette abondance de révélations enrichit le lecteur dans la connaissance du monde fermé du renseignement. Mais, elle l’éloigne de la finalité d’un roman policier. On se perd dans une intrigue compliquée sans fil conducteur. Le mieux est l’ennemi du bien.

Ces deux auteurs ne sont pas des écrivains, au sens littéraire du mot. Marc Eichinger est un expert en finance internationale et Alix Meyer le pseudonyme d’une ancienne journaliste. Leur roman est bien documenté avec des informations souvent méconnues du grand public. Mais, cette exhaustivité nuit à la fluidité du récit. Ce sera mieux la prochaine fois.

 

 

Le Réseau d’Alix Meyer et Marc Eichinger. Éditions Plon. 250 pages. 19,90 €.

 

L’expérience immersive de « Smoke Rings »
Françoise Pétrovitch : « Je ne représente pas les êtres de pouvoir »
Bernard Massoubre

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Toute La Culture
Registration