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« Tokyo Ghoul » tome 2 : l’appel de la chair

« Tokyo Ghoul » tome 2 : l’appel de la chair

10 décembre 2013 | PAR Sandra Bernard

tokyo ghoul t2La chair humaine est de retour avec le tome 2 de Tokyo Ghoul. Le manga de Sui Ishida nous revient avec plus d’actions et toujours autant d’interrogations concernant la survie. L’histoire de Ken, l’hybride coincé entre deux mondes littéralement opposés, prend une autre tournure avec l’apparition de la section de défense des humains contre les goules.

L’histoire fait suite au premier tome et montre le lent apprentissage de Ken pour être accepté des autres goules. Réfugié dans un café de goules nommé « L’Antik », celui-ci est épaulé par Toka, une jeune goule plutôt grincheuse qui n’arrive pas à accepter qu’un hybride puisse vivre à ses côtés. Ken se rend vite compte que la survie dans ce milieu est encadrée par un certain nombre de règles qui s’apparentent à la loi du plus fort, avec entre autres des territoires de chasse répartis dans les arrondissements de la ville. Constamment tiraillé entre sa faim et son humanité, il est obligé de cacher son œil qui trahit sa condition et de se forcer à faire ce qui le dégoûte le plus. Il découvre également ce qui se cache derrière la « viande » humaine gratuite que propose l’antique aux goules qui, comme lui, ne veulent/peuvent pas chasser. C’est ainsi qu’il fait la connaissance de Madame Fueguchi, de sa fille Hinami et d’autres membres du groupe du XXe arrondissement qui rendent service aux goules trop faibles pour chasser.

L’intérêt de ce tome ne porte pas seulement sur la continuité de l’apprentissage de la vie de goule du personnage principal. Il réside également dans l’introduction de la brigade des goules, une section d’investigation et d’éradication qui a pour but de protéger l’espèce humaine contre les goules. Menée par l’inspecteur de 1re classe Kotaro Amon et par l’inspecteur-en-chef un peu psychotique Kuero Mado, cette section nommée « Colombe » ne tarde pas à accomplir ses premiers faits dans le XXe avec l’assassinat (ou l’extermination) d’une connaissance de Ken.

Cette attaque surprise a pour conséquence de déclencher la colère de notre jeune héros, mais surtout de Toka. Un personnage mis en avant dans ce tome pour ses qualités aux combats et sa psychologie très poignante dans ses liens avec ses congénères.

Ce tome est plus orienté vers les goules, qui, dans le fond, ne sont qu’une espèce obligée de vivre dans un milieu devenant au final encore plus hostile avec la brigade des goules à l’affût. Si le premier tome les dépeignait comme des monstres assoiffés de sang sans aucuns remords, ce tome 2 délimite les contours d’une humanisation des goules qui éprouvent, elles aussi, des sentiments et de l’attachement pour leurs amis, et qui ont mis en place un système de fonctionnement hiérarchique venant en aide aux plus démunies d’entre elles. Ce tome montre également la prise de position de Ken par rapport à son ancienne nature, et le présente comme prêt à tout pour se venger.

Dans le fond, ce deuxième volume est intéressant à tout point de vue. L’introduction de la brigade des goules empoisonne davantage les questions qui sont posées depuis le premier tome, en y ajoutant d’autres réflexions comme : quel camp choisir ? Lequel est barbare au final ? Ceux qui veulent se défendre de la bête ou la bête qui ne cherche qu’à se nourrir ?

Après une plongée aux enfers pour Ken dans le tome 1, Sui Ishida dresse ici un approfondissement des questions entre deux sociétés qui vivent ensemble, mais qui ne se comprennent pas. Ken en sera-t-il l’émissaire ? Réponse dans les prochains tomes.

Visuel : © couverture de Tokyo Ghoul, Sui Ishida, éditions Shueisha

Page sur le site de l’éditeur VF

Informations pratiques :

Sui Ishida, Tokyo Ghoul, éditions SHUEISHA, collection Shônen, novembre 2013, 208 pages, (format : 130 mm x 180 mm, façonnage : souple), prix : 6.90 €.

Nombre de tomes associés : 8 tomes – série en cours. EAN : 9782723495622, ISBN : 978-2-7234-9562-2, Hachette : 4139267,

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Sandra Bernard
A étudié à l'Université Paris Ouest Nanterre la Défense l'Histoire et l'Histoire de l'Art. Après deux licences dans ces deux disciplines et un master recherche d'histoire médiévale spécialité histoire de l'Art dont le sujet s'intitulait "La représentation du costume dans la peinture française ayant pour sujet le haut Moyen Âge" Sandra a intégré un master professionnel d'histoire de l'Art : Médiation culturelle, Patrimoine et Numérique et terminé un mémoire sur "Les politiques culturelles communales actuelles en Île-de-France pour la mise en valeur du patrimoine bâti historique : le cas des communes de Sucy-en-Brie et de Saint-Denis". Ses centres d'intérêts sont multiples : culture asiatique (sous presque toutes ses formes), Histoire, Histoire de l'Art, l'art en général, les nouveaux médias, l'art des jardins et aussi la mode et la beauté. Contact : sandra[at]toutelaculture.com

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