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Knights of Sidonia t2 : un cri dans l’espace

Knights of Sidonia t2 : un cri dans l’espace

24 mars 2013 | PAR Sandra Bernard

Le vaisseau Sidonia poursuit sa route, toujours menacé par les terribles Gaunas, ces créatures extraterrestres très évoluées et extrêmement résistantes. Bien qu’elle semble douce, la vie dans la colonie reste très précaire et la vie de milliers d’êtres vivants peut basculer à tout instant.

Nagate Tanikaze découvre son nouvel environnement et profite de la vie de pilote apprenti. Hélas, la menace Gauna n’est jamais loin. C’est ainsi que, pour éviter la perte de la colonie, l’amiral doit se résoudre à une terrible décision. Des sentinelles, tout comme la population, sont sacrifiées. Au cours d’une mission de récupération, Tanikaze parvient à détruire à lui tout seul un Gauna, devenant un véritable héros pour Sidonia. Cependant, le destin est capricieux et les ennemis de l’intérieur se révèlent bien plus dangereux que les mystérieux extra-terrestres.

Le second tome est riche en rebondissements et en tragédies. Les questions et les mystères entourant cette cité, son fonctionnement, ses technologies, les raisons de la guerre et les capacités de Namikaze restent une énigme. Quelques réponses sont distillées sur le passif entre humain et Gauna. L’intrigue gagne en profondeur, pourtant les personnages restent énigmatiques.

De nombreuses ellipses émaillent le récit, l’auteur préférant concentrer l’histoire sur l’essentiel : la question de l’humain dans une société comme Sidonia, avec une hiérarchie forte et une grande déshumanisation. Ici la technologie n’est pas une fin en soi du récit mais sert l’histoire pour nous transporter dans un futur lointain, froid et étrange. De même, les personnages ne sont pas très causants. La grande force de ce début de série est de dire beaucoup avec une narration dépouillée.

Comme dans le premier tome, chaque première page de chapitre est associée au sous titre : 100 vues de Sidonia, référence directe aux cent vues du Mont Fuji d’Hokusai, publiées entre 1834 et 1840. Le dessin, toujours aussi sombre, dense et précis, impose une atmosphère lourde collant parfaitement au scénario, dure et dérangeante à la fois.

Les espoirs issus de la lecture du premier tome ne sont pas déçus, la lecture est toujours diablement prenante et immersive.

Visuel : ©Tsutomu Nihei, Kodansha 2009

Spring Breakers, Harmony des images
Sortie dvd : Le rêve italien, de Michele Placido
Sandra Bernard
A étudié à l'Université Paris Ouest Nanterre la Défense l'Histoire et l'Histoire de l'Art. Après deux licences dans ces deux disciplines et un master recherche d'histoire médiévale spécialité histoire de l'Art dont le sujet s'intitulait "La représentation du costume dans la peinture française ayant pour sujet le haut Moyen Âge" Sandra a intégré un master professionnel d'histoire de l'Art : Médiation culturelle, Patrimoine et Numérique et terminé un mémoire sur "Les politiques culturelles communales actuelles en Île-de-France pour la mise en valeur du patrimoine bâti historique : le cas des communes de Sucy-en-Brie et de Saint-Denis". Ses centres d'intérêts sont multiples : culture asiatique (sous presque toutes ses formes), Histoire, Histoire de l'Art, l'art en général, les nouveaux médias, l'art des jardins et aussi la mode et la beauté. Contact : sandra[at]toutelaculture.com

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