Livres

Mahir Guven reçoit le Prix Régine Deforges pour Grand Frère

Mahir Guven reçoit le Prix Régine Deforges pour Grand Frère

16 avril 2018 | PAR Claudia Lebon

Cette année, le prix Régine Deforges, qui récompense les premières œuvres des auteurs francophones, est attribué à Mahir Guven pour son roman Grand Frère publié en octobre 2017 par les éditions Philippe Rey.

guven

Né à Nantes, d’une mère turque et d’un père kurde tous deux réfugiés en France, Mahir Guven étudie le droit puis l’économie avant de rejoindre l’équipe du journal hebdomadaire Le 1 dont il est aujourd’hui le directeur éxécutif.

Grand Frère est son premier roman. Ce récit qui raconte l’histoire d’une famille franco-syrienne installée en région parisienne, aborde les questions de l’intégration, du terrorisme et des travailleurs ubérisés. Le grand frère, chauffeur de VTC, rumine sa solitude, enfermé toute la journée dans sa voiture où il se sent à l’écart du monde extérieur.  Le cadet s’engage en Syrie comme infirmier pour une organisation humanitaire musulmane qui se révèlera proche d’un réseau terroriste. Un sujet sérieux auquel l’auteur associe tout de même l’humour. Son roman a également été couronné par le prix Première 2018 et a fait partie de la sélection du prix Médicis 2017.

Parmi les 8 romans en lice figuraient notamment Emmanuelle Favier avec Le Courage qu’il faut aux rivières publié chez Albin Michel, Gaël Octavia et La Fin de Mame Baby chez Gallimard et Petites Reines de Jimmy Levy aux éditions Cherche midi.

Doté de 3000 euros, ce prix littéraire a été créé en 2015 par Camille Deforges-Pauvert, Léa Wiazemsky et Franck Spengler, les trois enfants de la romancière Régine Deforges, partie un an plus tôt, en 2014. Organisé par la ville de Limoges, il sera remis à Mahir Guven le 27 avril, pendant le salon du livre Lire à Limoges, présidé cette année par l’académicien Dany Laferrière.

Visuel © Couverture du roman

Une Blanche-neige érotique : le tournage d’Anne Fontaine a commencé
« Cirque à quatre mains », théâtre gestuel enthousiasmant pour vingt doigts sacrément entraînés
Claudia Lebon

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *