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« L’homme idéal existe. Il est québécois » : amour et chiens de traîneaux, par Diane Ducret

« L’homme idéal existe. Il est québécois » : amour et chiens de traîneaux, par Diane Ducret

06 octobre 2015 | PAR Marine Stisi

Auteure à succès des livres Femmes de dictateur, premier et second volume, Diane Ducret a publié le 1er octobre chez Albin Michel un roman à la légèreté assumée et au nom accrocheur, L’homme idéal existe. Il est québécois.

[rating=4]

L’amour, c’est aussi compliqué à trouver qu’une aiguille dans une botte de foin. Du coup, nombreux sont les auteurs à se prendre au jeu, et à écrire dessus. Diane Ducret, auteure franco-belge, connue pour avoir écrit de passionnants essais sur les femmes de dictateur (deux volumes, publiés en 2011 puis 2012, et publiés chez Perrin), a cette fois-ci emprunté le chemin de l’humour pour traiter l’amour, avec beaucoup de réussite.

L’homme idéal existe. Il est québécois. Ce titre en dit déjà long sur la possibilité humoristique et sarcastique de l’œuvre. Nous autres, Français, prenons toujours un malin plaisir à comparer nos expressions idiomatiques à ceux de nos compères outre-Atlantique. Ici, le personnage central du roman, une femme dans la trentaine, croit, enfin, avoir trouvé l’homme parfait. Après s’être essayé à l’homme basque, au rugbyman, au surfeur, au fermier, puis aux Parisiens de tous genres, voilà qu’un Québécois, un vrai de vrai, croise son chemin.

Pour une Française, un Québécois possède ce je-ne-sais-quoi d’incroyablement sexy. Image de l’homme fort oblige, il sait construire une maison de ses mains, et peut, de ce fait, nous tenir à l’abri de tout danger pour le restant de notre vie. Voilà ce que l’imaginaire collectif nous maintient. Sauf que. Quand l’héroïne descend de l’avion pour découvrir qui se cache vraiment derrière cet homme parfait, la perfection prend un tout autre visage, mais surtout, les situations les plus cocasses arrivent.

Avec beaucoup d’humour, Diane Ducret a su jouer avec les mots, mettant en lumière toute la complexité de nos deux langages, des expressions usuelles qui rendent la communication si compliquée entre les deux protagonistes. A la frontière d’une Bridget Jones, la sincérité avec laquelle l’auteure a développé les sentiments est des plus touchantes, et d’un réalisme plaisant.

L’idéal n’existe peut-être pas, finalement, mais la vie est faite de tournant, et peut-être mieux vaut-il se laisser porter que tout anticiper. C’est un très bon roman qui livre Diane Ducret ce mois-ci. Un roman très facile à lire, très drôle, et plein d’humanité et d’intelligence, qui nous fait forcément nous écrier par moments : « Mais ça, c’est tout moi ! ».

Diane Ducret, L’homme idéal existe. Il est québécois, Albin Michel, 185 pages, 15€.

Date de parution : 1er octobre 2015.

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Marine Stisi
30% théâtre, 30% bouquins, 30% girl power et 10% petits chatons mignons qui tombent d'une table sans jamais se faire mal. Je n'aime pas faire la cuisine, mais j'aime bien manger.

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