Fictions
« Les oiselles sauvages » de Pauline Gonthier ou le féminisme d’aujourd’hui

« Les oiselles sauvages » de Pauline Gonthier ou le féminisme d’aujourd’hui

20 novembre 2021 | PAR Marine Stisi

Les Editions Julliard publient Les oiselles sauvages, le premier roman de Pauline Gonthier qui réussit le pari de saisir entre ses pages le poult du féminisme contemporain, questionnant ses luttes, ses mémoires, ses difficultés mais surtout, celles et ceux qui le font.

Dans ce portrait, il y a celles qui savent, celles qui se souviennent, celles ne se revendiquent pas et celles qui ne comprennent pas vraiment. Il y a celles qui changent, celles qui ne changent pas, celles qui luttent et immanquablement, celles qui aiment avec passion. Pauline Gonthier, dans ce premier roman, mêle la petite histoire à la grande, conte l’intime autant que le politique. Et parce que le féminisme est avant tout une histoire de femmes, ce roman en raconte quelques destins.

Deux histoires donc, à quelques cinquante ans l’une de l’autre, inévitablement liée par un fil que nous ne découvrirons qu’à la toute fin, sans que ça ait une véritable importance. L’important, ce sont elles, ces deux femmes dont on nous parle. L’une, à l’aube des années 70, se fait embarquer sans retour possible dans la lutte qui mènera notamment à la dépénalisation de l’avortement en France. L’autre, de nos jours, ne se prononce guère sur son féminisme, n’en prend la mesure que lorsqu’elle tombe amoureuse d’une femme. Sa vie soudain, ses envies, ses passions, deviennent politiques.

Mais le livre souffre-t-il peut-être de l’envie de trop en mettre, trop en dire. Malgré ça, les références aux manières d’être militant.e aujourd’hui ne peuvent que faire sourire, c’est indéniable. Et à bien des égards, on s’y retrouve, non sans tendresse.

Les oiselles sauvages, Pauline Gonthier, Editions Julliard, 208 pages, 18€.

Date de publication : 14/10/2021

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Marine Stisi
30% théâtre, 30% bouquins, 30% girl power et 10% petits chatons mignons qui tombent d'une table sans jamais se faire mal. Je n'aime pas faire la cuisine, mais j'aime bien manger.

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