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« Les chiens aboient » de Truman Capote, dans l’intimité de l’enfant prodige.

« Les chiens aboient » de Truman Capote, dans l’intimité de l’enfant prodige.

04 avril 2014 | PAR Le Barbu

002858337On a souvent dit de Truman Capote qu’il était le Cocteau des États-Unis, doué, charmant et frivole, qualifié de « caméléon » littéraire. A travers ce recueil de nouvelles, véritable carnet de notes, édité chez Gallimard dans la collection Imaginaire, l’auteur de Petit déjeuner chez Tiffany et du magistral De sang froid, nous propose de pénétrer dans son intimité et ses souvenirs, comme une sorte d’atlas personnel.

[rating=5]

Ces textes brefs composent la géographie personnelle de Truman Capote depuis 1945 jusqu’aux derniers instants de sa vie en 1984. Tout dans ce livre est emprunté à la réalité. Ce qui ne veut pas dire que ce soit le réel à l’état brut. Mettons que c’en est la meilleure approximation possible pour Truman Capote. Un reportage même, à tout prendre, ne peut pas se dire vérité pure ; et pas davantage l’objectif d’une caméra. Car enfin, l’art n’est pas de l’eau pasteurisée : notre façon de percevoir, nos préjugés, le choix opéré par notre sensibilité, tout cela vient troubler le cristal du Vrai absolu.

Truman Capote écrit comme un peintre compose un tableau. Par petites touches il pose des couleurs pastels, mêlant la force du mot à la légèreté du geste. On retrouve dans ces courts textes tout ce qui compose l’œuvre de l’écrivain mondain, un brin snob, et flirtant avec le fantastique. Nous l’accompagnons dans ses voyages à travers l’Europe et partageons son amour de New-York. Sur un mode romantique des plus désuets, il devient un vagabond planétaire jeté au milieu des périls (éventuellement mortels) qui menacent tout être vivant, tout en évitant les chiens qui aboient.

« Les chiens aboient » de Truman Capote, L’Imaginaire, Gallimard, 227 pages, 8.90 euros, mars 2014.

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Le Barbu
Le Barbu voit le jour à Avignon. Après une formation d'historien-épigraphiste il devient professeur d'histoire-géogaphie. Parallèlement il professionnalise sa passion pour la musique. Il est dj-producteur-organisateur et résident permanent du Batofar et de l'Alimentation Générale. Issu de la culture "Block Party Afro Américaine", Le Barbu, sous le pseudo de Mosca Verde, a retourné les dancefloors de nombreuses salles parisiennes, ainsi qu'en France et en Europe. Il est un des spécialistes français du Moombahton et de Globalbass. Actuellement il travaille sur un projet rock-folk avec sa compagne, et poursuit quelques travaux d'écriture. Il a rejoint la rédaction de TLC à l'automne 2012 en tant que chroniqueur musique-société-littérature.

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