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Les amants de Francfort : thriller amoureux en Allemagne, par Michel Quint

Les amants de Francfort : thriller amoureux en Allemagne, par Michel Quint

30 juillet 2011 | PAR Yaël Hirsch

L’auteur du roman à succès, « Effroyables jardins » (Joëlle Losfeld, 2000), adapté par Jean Becker à l’écran avec Jacques Villeret en 2003 est de retour. C’est chez Héloïse d’Ormesson qu’il signe un thriller amoureux débutant à la foire du livre de Francfort. Une enquête sur le passé entre France et Allemagne, guerre et maladie, amour et édition. Sortie le 18 août 2011.

Alors que son père a été abattu dans les rues de Munich, probablement par des membre de la Rote Armee Faktion, Florent se risque pour la première fois en Allemagne en tant qu’éditeur. C’est un nouveau métier parisien pour lui qui a décidé de se séparer de sa femme et amour d’enfance, Clémence, après une carrière d’avocat à Lille, et une vie bien tranquille. A Francfort, il rencontre une brune qui le fait chavirer : Lena. Tandis qu’ils passent leur première nuit ensemble, un couple d’éditeur sympathisants néonazis est assassiné à quelques chambres de la leur… Florent doit rentrer précipitamment à Lille car son ex-femme découvre qu’elle a une tumeur cancéreuse au cerveau. Il doit faire front avec Clémence et son fils contre la maladie. Alors qu’elle sait qu’il lui reste peu de temps à vivre, Clémence demande à Florent de l’aider d’enquêter sur son grand-père, et son passé en Allemagne pendant la guerre : at-til été déporté, comme il le disait, ou est-il simplement parti au STO? Pourquoi avoir caché ce passé? L’histoire de ce grand-père Louis résonne étrangement avec le meurtre du père de Florent et sa rencontre récente avec la fascinante Lena.

Sur un format plus étendu qu’à son habitude, Michel Quint déploie dans son style direct et efficaces les ombres d’un passé franco-allemand qu’il sait parfaitement révéler par bribes. Avec en son centre un héros assez symathique et, une fois n’est pas coutume, courageux, « Les amants de Francfort » est un livre plaisant, efficace que l’on lit d’une traite, par sympathie pour lui et pour son admirable ex-épouse condamnée. C’est aussi un roman incisif sur les coulisses de la fameuse Buchmesse de Francfort et sur le show, on and off, qui entoure l’acquisition de droits des livres qui se vendent.

Michel Quint, « Les amants de Francfort », Eho, 234p., sortie le 18 août 2011.

« Le lendemain, petit déjeuner expédié, tous les trois habillés chaud, Fitz en parka de luxe, taupe, giler à carreaux noirs sur fond gris, plus clergyman frappé que jamais, on affronte les administrations, les employés absents pour cette prétendue trêve des confiseurs, et le peut d’enthousiasme de ceux qui sont de corvée. Sur les recommandations de Fitz, on nous ouvre les portes, mais sans précipitation ni zèle.« 

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]ure.com

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