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La Voix du Couteau : une intrigue sur le fil du rasoir

22 juillet 2009 | PAR Erwan

la-vois-du-couteauUn roman pour ado que les adultes vont dévorer, voilà ce que propose Patrick Ness par le biais de la voix du couteau. Une intrigue tirée sur le fil du rasoir. Tout simplement excellent !

C’est un monde particulier, avec sa syntaxe propre, que nous décrit Todd Hewitt, un jeune garçon de 13 ans – bientôt un homme – qui ne connait de la vie que son petit village de Prentissville. Dans ce Nouveau Monde, les femmes ne sont plus, Todd est le dernier enfant, et les cerveaux ne sont plus étanches si bien que toutes les pensées, même celles des animaux, forment un bruit incessant. Les responsables ? Ce sont les Spackles qui ont lancé des virus pour se défendre des hommes venus les coloniser. Les Spackles ont été exterminés. Nous sommes au présent, entre hommes. Reste ce bruit, permanent, sempiternel, celui des pensées, qui ne laisse aucun répit.

En se promenant dans les marais, Todd Hewitt est témoin d’un trou dans le bruit. Un trou ? Comment est-ce possible ? Quel nouveau virus a-t-il attrappé ? Il ne peut cacher cette découverte. Tout le monde lit dans ses pensées. De fait, il doit fuir, mais fuir où ? Au-delà de Prentissville, rien n’existe…

Derrière la couverture SF de la voix du couteau, c’est comme d’habitude de notre monde que traîte l’auteur du roman. Ce premier tome de « la trilogie du chaos en marche »,  fait une véritable allégorie à partir du bruit, ce buzz permanent qui sans répit colporte des informations plus ou moins justes sur les uns et les autres et qui crée des événements à partir de rumeurs. Mais la voix du couteau, c’est avant tout une histoire d’aventure, initiatique dira-t-on, autour d’un garçon qui n’est pas encore un homme et qui se voit plonger dans des problématiques d’adultes. Dans un décor très bien posé, ce qui compte c’est le rapport aux autres, à l’autre quand on quitte le groupe pour devenir soi-même face à des situations inconnues.

Mais la voix du couteau c’est aussi une plume d’écrivain derrière cette histoire alletante. Loin des studios à la Twilight, une véritable écriture originale, qui ose des fautes de synthaxe et de grammaire, qui ose aussi deux trois purain de gros mots  pour être cohérent avec la logique du narrateur, un peu ignard, pas bête pour autant, nous transporte dans des paysages très semblables à ceux de notre Terre, avec une tonalité particulière.

La voix du couteau est un livre très imagé qui prone le silence. Mais l’ouvrage a reçu de nombreux prix littéraires, et la critique a été unanime outre manche ! Tout ce bruit déjà ! Reste que sa tonalité est claire et limpide ! Une bonne façon de se protéger de tous ces parasites qui vont buzzer lors de la rentrée littéraire.

A lire et à offrir…

La Voix du Couteau de Patrick Ness chez Gallimard Jeunesse

15 euros

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