Livres
La méditation du pamplemousse : un goût d’été toute l’année!

La méditation du pamplemousse : un goût d’été toute l’année!

21 septembre 2010 | PAR Geraldine Pioud

Pour son premier roman, Stéphane Belaïsch nous entraîne dans le Tel-Aviv qu’il connaît, avec ses contradictions et sa générosité. Un récit frais et joyeux qui fait oublier la grisaille!

Max a la trentaine. Un peu tête en l’air et pas vraiment décidé pour quoi que se soit, il tente sa chance à Tel-Aviv, comme ça, presque sur un coup de tête. Sur sa route il croisera des personnages étranges et hystériques, des femmes (tout aussi étranges et hystériques!), une chienne suicidaire, du viagra et des chats. Dans la vie de Max il y a des moments inoubliables qui ne sont pas sans rappeler certaines incohérences de notre société : les problèmes liés au logement, les questionnaires d’embauche, les courses ou encore le bénévolat.
Stéphane Belaïsch utilise une écriture légère et l’humour est sa meilleure arme pour se moquer de son personnage. Certains passages de son roman sont des bijoux d’ironie et d’intelligence : on peut rire aux éclats mais aussi se moquer de nous mêmes, de nos propres incohérences. « La méditation du pamplemousse » pourrait être un roman d’apprentissage pour trentenaires en mal de repères!

Extrait :
« Tel-Aviv n’est pas exceptionnelle par son architecture (moche), ni par sa météo (canicule), ni par son emplacement géographique (Moyen-Orient), mais par l’énergie de ses habitants.
Lorsque vous partez le matin, chaque personne que vous croisez dans la journée, de l’épicier du coin au chauffeur de taxi ou au serveur de café, tous sont bourrés d’énergie positive et vous en refilent au passage une petite dose. À cela s’ajoute un bonus : les filles vous sourient dans la rue pour rien, c’est gratis, c’est cadeau.
À la fin de la journée vous rentrez chez vous épanoui, ragaillardi, chargé d’énergie positive.
Lorsque je vivais à Paris, c’était l’inverse. Je partais la matin en pleine forme, je rentrais déprimé chez moi le soir. De la caissière du supermarché au garçon de brasserie en passant par les gens dans le métro, les Parisiens font la gueule et se refilent une énergie négative. »
p. 17

Stéphane Belaïsch, « La méditation du pamplemousse », Édition Denoël, 270 pages, 18 €, sortie le 7 mai 2010

Vous ne l’emporterez pas avec vous, Capra plus fort que Wall Street 2 !
Armide de Lully : une version contemporaine de Pascal Rambert à Gennevilliers
Geraldine Pioud

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *