Jeunesse
Max et Moritz avec Claque-du-bec & Cie de Wilhelm Busch

Max et Moritz avec Claque-du-bec & Cie de Wilhelm Busch

17 septembre 2012 | PAR Sandrine et Igor Weislinger

Adapté de l’allemand par Cavanna

Ce livre raconte plusieurs séries d’aventures. Dans la première partie, celles de Max et Moritz, deux garnements qui jouent des tours pendables et même souvent cruels à leur entourage et qui vont connaître une fin à l’égale de leur vilenie. Dans la seconde partie, nous découvrons les mésaventures de Claque-du-bec, un insupportable corbeau qui se venge de sa liberté volée en semant le chaos dans une maison puis celle d’un meunier dont la méchante farce se retourne contre lui suivie des malheurs de deux voleurs qui l’ont bien cherché. Un lièvre trop bon et naïf se fait avoir dans l’histoire suivante. Au tour d’après, c’est un chien paresseux et gourmand qui fait les frais de ces deux défauts puis deux paysans qui se croient plus malins que le renard, qui vont se faire plumer par ce dernier. Pour finir, le sage hibou observe un débat sans y prendre part.

Les textes de Wilhelm Busch sont de véritables prouesses et les traduire de l’allemand également car, dans cette langue comme en français, les vers qui racontent l’histoire riment deux à deux ce qui ajoute  au burlesque des récits. L’auteur ne fait pas de cadeau à ses personnages, la moindre de leurs erreurs leur est renvoyée à la figure et ils la paient très très cher, le plus souvent même de leur vie. Nous pourrions qualifier ces petits textes de farces à morale, un genre atypique dont il est le fondateur et ce étant un des pères de la bande dessinée.

Déjà publié par l’Ecole des Loisirs en 2004, Max et Moritz, devant son succès, est réedité dans une très belle édition de taille plus grande avec un papier de qualité supérieure qui rappelle celui de l’époque. La première fois que cette bande dessinée a paru date en effet de 1865, elle a depuis inspiré de nombreux auteurs et même fait l’objet d’une adaptation cinématographique. Les dessins sont composés de traits simples et naïfs, un tracé qui peut paraître simpliste en apparence et qui est pourtant difficile à imiter car il s’y ajoute de la caricature surtout dans le faciès des différents personnages. Leurs défauts et leurs qualités physiques comme morales sont ainsi mises en avant et traitées sans indulgence à l’issue de l’histoire. Pour Cavanna, lui rendre hommage était un rituel indispensable.

Une très belle édition qu’il est recommandé d’offrir à tous les garnements de votre connaissance et surtout à tous les amateurs de bande dessinée, le plaisir toujours renouvelé de découvrir et redécouvrir un artiste d’importance majeure.

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Sandrine et Igor Weislinger

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