Jeunesse
La tête au ciel de Régine Detambel

La tête au ciel de Régine Detambel

19 février 2013 | PAR Sandrine et Igor Weislinger

Pour la première fois depuis des années, Lola, quinze ans, revient en France pour voir son père. Pour l’adolescente devenue canadienne, il faut ré-apprivoiser son rapport avec son géniteur et avec son pays d’origine. Philippe vit presque à l’écart de tout avec ceux qui le passionnent: les pigeons, il s’est créé au fil du temps une nouvelle famille que Lola va apprendre à découvrir et à aimer.

Régine Detamble est une auteure française pour tous les âges mais elle est aussi peintre et illustratrice. Chez Thierry Magnier, elle a déjà publié Des petits riens au goût de citron, un recueil de nouvelles, en 2008. Cet auteur aborde avec sensibilité différents sujets qui nous touchent. Ici, les rapports distendus entre un père et sa fille, ils n’ont jamais cessé de s’aimer et de penser l’un à l’autre mais la vie les a séparés. Leurs retrouvailles sont lumineuses et pleines d’espoir comme le premier envol d’un oiseau. L’autre thème, plus atypique que celui de la séparation familiale, abordé dans cette histoire est en effet l’élevage des pigeons voyageurs. Une passion qui était une tradition dans de nombreuses familles françaises aux siècles passés et qui est devenue plus marginale au fil du temps. La plupart des fermes comptent pourtant toujours un pigeonnier, un abri pour ceux qui savent si fidèlement transmettre des messages importants et ont pu changer le fil de guerres en délivrant leurs missives.

Cette histoire est prenante de la première à la dernière ligne. Nombreux sont aujourd’hui parents et enfants qui perdent le contact et tentent ensuite de le retrouver et, même s’il ne s’agit pas de quelqu’un de si proche, nous avons tous un parent plus ou moins éloigné dont nous aimerions nous rapprocher. Les retrouvailles abordées par l’auteur sont pleines de douceur et d’harmonie, touchantes sans sombrer dans le pathos, elles sont aussi pour Lola une manière de grandir, de se détacher de sa mère et de faire la part des choses en douceur dans sa vie. Une ouverture à la nature et une très belle histoire d’amour.

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Sandrine et Igor Weislinger

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