Jeunesse

Boucle d’or et les 2 ours de Zidrou et Monika Hanulak

Boucle d’or et les 2 ours de Zidrou et Monika Hanulak

06 novembre 2012 | PAR Sandrine et Igor Weislinger

Texte de Zidrou et dessins de Monika Hanulak

Trois ours partent se promener le temps que leur soupe refroidisse. L’ourson disparait. Un temps s’écoule avant qu’arrive un petite fille qui s’endort dans le lit qui fut celui de l’ourson. Papa et maman Ours l’accueillent parmi eux.

Benoît Drousie, alias Zidrou, est un auteur belge qui a écrit de nombreux scénarios de bandes dessinées ainsi que des albums pour la jeunesse. Au Rouergue, il a écrit Le Nid (avec David Merveille, 2007) et Mon jardin (illustré par Marjorie Pourchet, 2009). Ses histoires douces et poétiques nous transportent dans des mondes merveilleux pleins d’amour.

Monika Hanulak est une illustratrice polonaise. Ses dessins pour cet album sont très étonnants, ils ne peuvent être comparés aux illustrations traditionnelles dont a fait l’objet le conte original. Le parti pris de la dessinatrice est très moderne, elle joue sur les ombres, les traits, les formes et les couleurs. Elle raconte l’histoire en images de manière presque mimétique, nous permettant de l’imaginer même sans lire le texte. Son travail est presque surréaliste.

L’origine du conte Boucle d’Or et les trois ours est mystérieuse: Robert Southey ou les frères Grimm en seraient l’auteur. Ce qui est sûr, c’est que ce conte se propage depuis le milieu du XIXème siècle tant par la littérature orale que par celle écrite. Tout le monde a adopté ce conte comme faisant partie de la littérature populaire. Zidrou l’adapte habilement à sa sauce. En effet, la version originale de cette histoire finit mal: Boucle d’Or est rejetée par les ours quand elle n’est pas maltraitée par eux selon les versions. Si elle est entrée par curiosité, cette dernière est punie. Si elle est venue pour chercher de l’amour, sa demande est repoussée. Ici, au contraire, l’enfant qui arrive vient combler un manque, elle remplace pour les parents l’être cher disparu. De ce fait, l’histoire prend une connotation beaucoup plus positive. En jouant avec les ombres chinoises, l’illustratrice nous montre que nous ne sommes pas si différents les uns des autres: peu importe les couleurs de peau ou les races animalières: puisque dans Le livre de la jungle,  Mowgli, un enfant est élevé par les loups, pourquoi Boucle d’Or ne pourrait-elle pas l’être par des ours? Une très belle réflexion sur l’amour et l’adoption.

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Sandrine et Igor Weislinger

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