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Gabriel Garcia Márquez : Une vie

Gabriel Garcia Márquez : Une vie

18 avril 2014 | PAR Cris R Tapias

Gabriel José de la Concordia García Márquez, « Gabo », le seul prix Nobel colombien, est décédé le 17 Avril à 87 ans au Mexique, où il habitait depuis longtemps.

gabriel-garcia-1Peu de temps après la naissance de Gabriel García Márquez, son père et sa mère sont allés vivre à Barranquilla. « Gabo » est resté à Aracataca avec ses grands-parents maternels. Les expériences de son grand-père, un ancien colonel libéral de la guerre des Mille Jours, ainsi que les histoires fantastiques de sa grand-mère racontées comme d’irréfutables vérités, lui serviront comme une source d’inspiration pour ses œuvres.

Son grand-père est mort en 1936 quand García Márquez avait huit ans. A cet âge, il a été envoyé en pension à Barranquilla, où il a commencé ses études. En raison de l’écriture de poèmes humoristiques et son incapacité pour les sports, il a été surnommé El Viejo (le vieux) par ses camarades de classe.

En 1940, il a commencé le collège à l’école jésuite de San José, où il a publié ses premiers poèmes dans le journal de l’école. Grâce à une bourse, il a été envoyé à Bogota puis transféré au lycée de Zipaquirá, où il a terminé ses études. Après l’obtention de son diplôme en 1947, il est rentré à Bogota pour faire des études à l’Université Nationale de Colombie, période au cours de laquelle il s’est consacré à la lecture.

Même si sa passion était l’écriture, il a poursuivi une carrière en droit pour faire plaisir à son père. Après le Bogotazo, en Avril 1948, l’université a été fermée. García Márquez a déménagé à Cartagena pour finir ses études et il a commencé à travailler en tant que journaliste pour El Universal. En 1950, il a arrêté les études de droit pour se concentrer sur le journalisme et il a déménagé à Barranquilla. Pendant ce temps, il a travaillé comme journaliste pour El Heraldo. Bien qu’il n’ait jamais terminé ses études, certaines universités, notamment l’Université de Columbia à New York, lui a attribué un doctorat honorifique en lettres.

En 1958, il a épousé Mercedes Barcha à Barranquilla, la fille d’un pharmacien. En 1959, ils ont eu leur premier fils, Rodrigo, qui est cinéaste. Trois ans plus tard est né Gonzalo, qui est actuellement graphiste à Mexico.

À vingt ans, il publie son premier roman Des feuilles dans la bourrasque, et plus tard en 1967, Cent ans de solitude, le roman qui lui a valu la gloire : 8 000 copies vendues en une semaine. Le premier chapitre avait été publié en 1966 dans le magazine de El Espectador (un des journaux les plus importants de la Colombie), grâce à ses liens avec le journal car il avait travaillé comme journaliste et critique de cinéma dans les années 50.

Par la suite, le succès a continué : une nouvelle édition du roman s’est vendue chaque semaine, pour atteindre le demi-million d’exemplaires en trois ans. Cent ans de solitude a été traduit dans plus de 24 langues et a remporté quatre prix internationaux. En 1982, García Márquez a reçu le prix Nobel de littérature.

Le premier volume de son autobiographie Vivre pour la raconter, qui allait devenir son dernier livre a été publié trois ans après qu’un cancer a été diagnostiqué. Avec sa mort, le monde perd un grand écrivain. Restent des convictions dont témoignent les œuvres de Gabriel Garcia Marquez: « Je pense qu’il n’est pas trop tard pour bâtir une utopie qui nous permettra de partager la terre. »

visul : couverture de Cent ans de Solitude.

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Cris R Tapias

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