Fictions
« Les heures les plus sombres de notre histoire », Hugues Serraf ironise sur une lovestory parisienne

« Les heures les plus sombres de notre histoire », Hugues Serraf ironise sur une lovestory parisienne

12 mai 2016 | PAR Yaël Hirsch

Dans ce deuxième roman de Hugues Serraf, l’on retrouve le style vif et le personnage principal un peu perdu de Comment j’ai perdu ma femme à cause du tai chï. Un antihéros masculin qu’on a plaisir à suivre à nouveau…
[rating = 3]

Après un silence chaste sur une remise en condition par meetic pour se remettre d’avoir été quitté par sa femme et mère de ses enfants, après 23 ans de couple, le héros s’inscrit sur OK Cupid pour retrouver l’amour in English. Elle s’appelle January, a des tonnes d’amis,est une excellente journaliste et vit dans le 5e. Ils s’entendent bien, sauf qu’elle a dix ans de moins de lui et veut des enfants…

Joli description d’un couple parisien complice aux croisées des chemins, Les heures les plus sombres de notre histoire est une joyeuse autofiction d’un gentil looser intello quinqua travaillant pour Impasse (sic). Malheur à lui, qui tombe sur la nana la plus jolie et énergique de la capitale ! Refaire sa vie quand on estime qu’on l’a déjà faite n’est pas une mission aisée… La fin est brusque, mais soignée et laisse présager de nouvelles aventures du chauve à vélo cultivé le plus sympathique du paysage littéraire français.

Hugues Serraf , Les heures les plus sombres de notre histoire, L’Aube, 165 p., 17 euros. Sortie en mars 2016.
Visuel : couverture du livre.

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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