Fictions

La Maison des brouillards d’Eric Berg, thriller des plus habiles

La Maison des brouillards d’Eric Berg, thriller des plus habiles

09 février 2017 | PAR Marine Stisi

Les Editions Slatkine & Cie publient dans le cadre de la rentrée littéraire un thriller habile et prenant, La Maison des brouillards, signé Eric Berg. L’histoire, aux multiples rebondissements, ne vous laissera pas fermer l’œil avant d’en avoir terminé avec elle.

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Une enquête ennivrante

Il est de ces thrillers qui vous prennent et vous retournent, vous laissent en suspens et vous mènent en bateau jusqu’au bout. Quand vous refermez le livre, vous riez de vous-même, vous vous attendiez à tout, sauf à ça. En règle générale, c’est plutôt bon signe.

Et c’est le cas de La Maison des brouillards, thriller à double vitesse d’Eric Berg qui raconte à la fois d’un point de vue extérieur un sanglant week-end réunissant des vieux amis et le point de vue d’une journaliste qui reprend l’affaire, deux ans après les faits.

Cette journaliste berlinoise s’appelle Doro Kagel. Le lecteur fait sa connaissance alors que celle-ci se met au travail : dans quelques semaines, elle devra rendre un article et elle n’a pas vraiment commencé. Elle rechigne un peu à s’y mettre, à dire vrai. Son sujet ? Quatre meurtres sur l’île d’Hiddensee. Enfin, trois pour être exact. Une, la meurtrière présumée, est dans le coma. Impossible à juger donc, l’enquête stagne depuis lors.

Brouillard et fantômes

L’environnement ? Il y a deux ans, trois anciens amis répondent à l’invitation d’un quatrième camarade, devenu architecte, mari fidèle et père heureux d’une petite fille. Avec sa famille, il vit dans une maison de verre, en bord de plage sur la petite île d’Hiddensee dans la Baltique, surnommée La Maison des brouillards pour la brume qui l’entoure le matin. Les invités arrivent, sceptiques à l’idée de ne pas s’être vu pendant des années. Chacun a beaucoup changé et les écarts se font plus visibles encore que jamais. L’ambiance est électrique, les vieux ressentiments refont surfaces. Et c’était sans compter sur l’aide de mystérieux voisins.

L’auteur ne ment pas aux lecteurs : on le sait tout de suite, quatre morts sont à déclarer à la suite de ce week-end tragique. Mais qui, comment et surtout, pourquoi ? L’enquête avance et révèle avec elle ses secrets. Doro Kagel, à tâtons, approche de la vérité, non sans affronter elle-même les fantômes du passé. Ceux des autres, bien sûr, mais aussi les siens.

La Maison des brouillards, Eric Berg, Editions Slatkine & Cie, 395 pages, 22,90€.

Date de parution : 5 janvier 2017

Visuel : (c) DR

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Marine Stisi
30% théâtre, 30% bouquins, 30% girl power et 10% petits chatons mignons qui tombent d'une table sans jamais se faire mal. Je n'aime pas faire la cuisine, mais j'aime bien manger.

One thought on “La Maison des brouillards d’Eric Berg, thriller des plus habiles”

Commentaire(s)

  • Karasch

    ExcEllen! Un livre qu’il est impossible de poser sans le finir!

    avril 2, 2017 at 20 h 55 min

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