Fictions
« La fille surexposée », réflexions sur l’Orientalisme par Valentine Goby

« La fille surexposée », réflexions sur l’Orientalisme par Valentine Goby

28 février 2014 | PAR Yaël Hirsch

L’auteure de Kinderzimmer rencontre l’univers de l’artiste marocain Miloudi Nouiga pour une longue anti-rêverie de révolte contre le désir projeté sur les corps de femmes obligées de l’exposer. Un livre qui dénonce l’orientalisme par petite touches de vie et de couleur.

[rating=4]

la fille surexposée- valentine GobyPlusieurs univers se rencontrent dans cette collaboration entre un peintre qui balafre les photos d’Odalisques et Moukhères et une auteure sensible à la violence de la projection. Au coeur de la narration : l’image de Khadija, mauresque dénudée, obligée de montrer son corps pour échapper à la misère. On retrouve cette image ramenée par un soldat dans les années 1950 en France. 1952 et 2012 résonnent, et les clichés deviennent trop brillants pour être supportables. Un beau livre pour une collaboration à la fois poétique et politique.

Valentine Goby, La fille surexposée, roman,  Alma Editeur, collection « pabloïd », 136 p., 11.99 euros. Sortie le 30 janvier 2014.

Couverture :  ©Miloudi Nouiga.

Les geôles d’Hollywood : McTiernan versus producteurs
[Interview] « Kronenbourg et Pression Live : deux marques complétement dissociées »
Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Toute La Culture