Fictions

L’infinie comédie de David Foster Wallace

L’infinie comédie de David Foster Wallace

24 novembre 2017 | PAR Mathias Daval

« L’Infinie Comédie » est le roman culte d’un auteur culte. Disparu prématurément en 2008, David Foster Wallace est l’une des grandes figures de la littérature américaine contemporaine. Les éditions de L’Olivier rééditent son chef d’œuvre dans leur collection « Replay ».

Tout a déjà été écrit sur « L’Infinie Comédie » (« The Infinite Jest » en anglais), roman-monde de 577 000 mots, paru en 1996. Le livre est rouleau-compresseur d’inventivité littéraire, de saynètes baroques, de dystopie administrative, d’humour et d’arcanes psychologiques. Mais Jonathan Franzen en détient peut-être la clé lorsqu’il affirme que le titre aurait pu être « L’Infinie Tristesse ». La difficulté de lecture de l’ouvrage, à cause du mode d’expression complexe de Foster Wallace, empreint de néologismes, de jeux de mots, de références culturelles américaines et d’entrelacement narratif, n’était pas simplifiée par la non-disponibilité d’une version française. Travail colossal – comparable à celui de Claro avec « La Maison des feuilles » (« The House of Leaves ») de Mark Z Danielewski – dont la parution en France a été retardée jusqu’en 2015 à la suite de péripéties éditoriales… On ne peut que louer le traducteur Francis Kerline de s’être attelé à la tâche, pendant 3 ans, en dépit de quelques libertés parfois dommageables au texte originel. A souligner que les notes de fin d’ouvrage ont été traduites par Charles Recoursé, connu pour son travail sur les autres livres de Wallace. Ces derniers pourront d’ailleurs constituer, notamment pour ceux que rebuteraient les 1 500 pages de l' »Infinie Comédie », une bonne entrée en matière dans l’univers mental du génial écrivain américain.

« L’Infinie Comédie », de David Foster Wallace, éditions de L’Olivier, octobre 2017, (traduction française par Francis Kerline), 1504 p., 19,90 €.

Björk en tête d’affiche du festival We Love Green 2018
Les Indestructibles de retour en 2018 !
Mathias Daval
Né à Paris en 1977. Journaliste culture & nouveaux médias depuis 2001. Lauréat de la bourse du Centre National du Théâtre en 2014. Musicien, membre du groupe Dazie Mae. Cofondateur du journal I/O Gazette, éditeur pour The Theatre Times, et membre de la Fédération nationale des critiques de la presse, il vit actuellement entre Paris, Barcelone et d’autres dimensions de l’espace-temps plus difficilement accessibles.

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *