Fictions
« Ceux qui restent » : Marie Laberge sonde les voix familières d’un disparu

« Ceux qui restent » : Marie Laberge sonde les voix familières d’un disparu

12 mai 2016 | PAR Yaël Hirsch

L’auteure québécoise de la Triologie du bonheur, Marie Laberge, se penche avec sur les psychologies de Ceux qui restent autour d’un homme jeune qui se suicide sans laisser un mot. Vivant, complexe et touchant.
[rating=4]

En 2000, Sylvain Côté n’a pas même la quarantaine quand il se suicide. Il laisse derrière lui une mère Alzheimer, un père élégamment brisé, une femme qui se raccroche à leur fils de 5 ans et une maîtresse barmaid truculente et très amoureuse. Circulant dans les années précédant et suivant le drame, ces psychologies se livrent, se croisent, s’aident même parfois, sans jamais parvenir à dépasser un événement incompréhensible.

A contre-courant de sa thématique terrible, Ceux qui restent est un épais roman réjouissant et plein de vie où tout un chacun a plus d’une chance de se repositionner et de redéfinir sa vie. On s’entraide plus qu’on ne se juge dans ce livre grand ouvert où les diverses tonalités et registres de langage forment comme une symphonie. Un roman simple, humain et très touchant, qui ne se lit d’une traite.

Marie Laberge, Ceux qui restent, Stock, 570 p., 22.50 euros. Sortie mai 2016.

Visuel : couverture du livre.

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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