Fictions

Les amants polyglottes, de Lina Wolff : la course aux sensations

Les amants polyglottes, de Lina Wolff : la course aux sensations

26 décembre 2017 | PAR Marine Stisi

Grand vainqueur du Prix Angust en 2016, le roman de Lina Wolff Les amants polyglottes paraît en janvier 2018 dans la Collection Du monde entier chez Gallimard

[rating=4]

Tour à tour cruel ou d’un cynisme glacial, très souvent drôle, le second roman de la suédoise Lina Wolff n’a rien a envier aux plus grands romans scandinaves qui l’ont précédé, bien au contraire. Récompensé par le Prix August et par le Prix Svenska Dagbladets dans son pays natal, la Suède, Les amants polyglottes est un roman aussi froid que nombreux de ses pairs, indéniablement aussi allumé et d’une fluidité remarquable.

Tout débute avec la rencontre du lecteur avec Ellinor, une femme finalement assez banale mais tout à fait fascinante, qui tente de trouver l’amour sur un site de rencontres. Si on ne peut pas vraiment dire qu’elle le trouvera, elle trouvera en tout cas l’aventure en la personne de Calisto, critique littéraire, épris de Michel Houellebecq et sans doute aussi misanthrope que celui qu’il adule.

Calisto est aussi mauvais et maladroit qu’Ellinor dans les relations amoureuses et sexuelles, alors, pour se venger d’un coup bas, cette dernière brûle un manuscrit qu’un auteur en voie de perdition avait confié au critique.

C’est le début d’une histoire parfois grotesque, parfois tragique, mais qui éclaire, toujours, des personnages en mal d’humanité. Et avec beaucoup d’habilité,  la romancière et traductrice Lina Wolff remonte le fil jusqu’au manuscrit et surtout, jusqu’à celui qui l’a écrit et la raison de cette écriture. Une histoire en trois temps, trois endroits, qui ne manque pas de nous surprendre.

Lina Wolff, Les amants polyglottes, Collection Du monde entier, Editions Gallimard, 22€, 304 pages.

Date de parution : 18 janvier 2018

Traduction : Anna Gibson

Couverture : © DR

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Marine Stisi
30% théâtre, 30% bouquins, 30% girl power et 10% petits chatons mignons qui tombent d'une table sans jamais se faire mal. Je n'aime pas faire la cuisine, mais j'aime bien manger.

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