Essais
« Witch, Please, Grimoire de sorcellerie moderne » : Jack Parker et Diglee pour une collaboration magique

« Witch, Please, Grimoire de sorcellerie moderne » : Jack Parker et Diglee pour une collaboration magique

11 décembre 2019 | PAR La Rédaction

Jack Parker (de son vrai nom Taous Merakchi) a une prédilection pour les sujets de « niche ». Sous ce pseudonyme, elle a publié « Le grand mystère des règles », a animé le podcast « Mortel » (produit par Nouvelles Ecoutes) et diffusé une newsletter de sorcellerie, « Witch Please ». De là est né le projet de grimoire de sorcellerie moderne du même nom, paru le 30 octobre dernier aux Editions Pygmalion.

Par Léa Schiavo. 

Parce que la figure de la sorcière fait l’objet d’une reconquête dans les milieux féministes (et au-delà), la parution de ce grimoire tombe à point nommé. Les écrits, podcasts et actualités se multiplient à leur sujet. Des propos visant à décortiquer les mécanismes qui ont mené à ce massacre de femmes qu’a été la chasse aux sorcières, les mettant souvent en perspective avec les revendications féministes d’aujourd’hui.
Mais que dire de cette figure dans notre société actuelle ? Aujourd’hui la sorcellerie se démocratise, et ce dans une perspective plus globale que « simplement » mystique. La sorcière, au-delà de ses croyances héritées d’un ésotérisme pouvant rendre frileux certains sceptiques, c’est aussi celle qui pratique des activités en communion avec la nature, les éléments, son instinct propre.
C’est ce que revendique Jack Parker dans ce grimoire, un manuel ludique et bienveillant. Rituels, sorts, divination, que l’on soit débutante ou rompue aux traditions anciennes, on y trouvera des astuces et conseils pour vivre sa pratique comme on l’entend. Certains rites et croyances sont hérités de folklores, de connaissances en herboristerie, en astrologie. Jack Parker en fait la synthèse, agrémentée des jolies planches de la talentueuse Diglee, rendant l’objet plus précieux encore.
En préambule puis au fil des pages, l’autrice insiste : il s’agit d’un appui, d’une base dont l’objectif est aussi de laisser la place à la sensibilité et l’expérience personnelle. L’idée est de s’y adapter en toute liberté, selon ses envies ou son mode de vie.
Le grimoire replace ces croyances, souvent transmises par les femmes d’une même famille ou communauté, dans un contexte moderne. Il s’adapte à notre mode de vie et encourage à suivre son instinct, à être à l’écoute de soi et de ses sensations. Dans un monde où l’information va aussi vite que la pensée, où on est submergé.e.s par la technologie, le progrès, les pensées cartésiennes, il apparaît parfois salutaire – et peut être pas si farfelu – de se reconnecter à son esprit, son corps et les éléments. Et pourquoi pas, de le faire grâce à ce grimoire.

Jack Parker (illustrations de Diglee), Witch, Please-Grimoire de sorcellerie moderne,  Editions Pygmalion, 220 pages, 24,00 €. Date de publication 30 octobre 2019. 

visuel : couverture du livre

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