Essais

«La meilleure des vies»: la leçon de sagesse de J.K. Rowling à ceux qui feront le monde de demain

«La meilleure des vies»: la leçon de sagesse de J.K. Rowling à ceux qui feront le monde de demain

16 novembre 2017 | PAR Sarah Reiffers

Le célèbre discours prononcé en 2008 par J.K. Rowling à l’occasion de la remise des diplômes de fin d’année à l’université de Harvard avait déjà été publié dans sa version originale en 2015 aux éditions Sphere (Royaume-Uni) et Little, Brown and Company (États-Unis). Les éditions Grasset le rendent enfin disponible aux lecteurs français sous le titre La meilleure des vies, traduit par Pierre Demarty. Une très belle édition pour un texte simple mais puissant.

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Le discours de J.K. Rowling prend une tournure particulière lorsque l’on réalise que les jeunes diplômés de Harvard à qui ses mots étaient adressés ont très certainement grandi en lisant Harry Potter. Après les avoir éduqué sur les valeurs de l’amitié et du respect de la différence à travers les aventures du petit sorcier, c’est donc vers celles de l’altruisme et de l’empathie que J.K. Rowling a cherché à les mener, alors qu’ils s’apprêtaient à se lancer véritablement dans la vie active.

Oscillant entre humour et noirceur, La meilleure des vies puise dans les expériences personnelles de la romancière pour délivrer une leçon universelle. Dans une forme qui reste très académique (contexte oblige), elle y parle des bienfaits de l’échec, le meilleur moyen selon elle d’accéder à la compréhension de soi, et du pouvoir de l’imagination, non pas comme simple faculté de création mais comme pouvoir d’empathie. Comme toujours son style est simple mais très efficace, mêlant poésie et sagesse pour nous délivrer une leçon d’humanité puissante et émouvante.

Au texte de J.K. Rowling viennent s’ajouter les illustrations de Joel Holland, qui se font tantôt le cadre, tantôt l’écho des mots qu’elles accompagnent. Le tout reflétant l’esprit estudiantin de ce petit texte plein de vie, doté d’une très grande ambition: celle d’inciter les jeunes diplômés à aider ceux qui ne peuvent s’aider. Parce que rappelons-le, «nous n’avons pas besoin de magie pour transformer notre monde; nous portons déjà en nous tout le pouvoir dont nous avons besoin: nous avons le pouvoir d’imaginer mieux».

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Sarah Reiffers

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