Essais
« Fils de berbères », Eric Fottorino entre famille et Histoire

« Fils de berbères », Eric Fottorino entre famille et Histoire

21 décembre 2014 | PAR Yaël Hirsch

Cet automne les éditions Philippe Rey ont republié dans leur jolie collection de poche, « fugues », le texte que le fondateur de Le 1 avait écrit pour illustrer le beau livre Berbères en 2012. Un texte à la fois historique, personnel et littéraire, où résonne la poésie des racines.

[rating=4]

fis de berbèresNé d’une mère charentaise, et portant enfant un nom français en France, mais élevé par un père d’origine tunisienne, Eric Fottorino n’a appris que tard, à 45 ans, que son père était juif berbère. L’occasion pour lui de remonter le fil et se plonger dans l’histoire – mais aussi l’actualité au cœur du printemps arabe- d’un peuple minoritaire mais présent dans tout le Maghreb.

Un voyage de faits et d’émotion où l’on retient les contours géographiques, les coutumes et certains mots comme « Chleuh », qui avant de désigner les allemands dans le jargon français des années 1940, est le terme pour désigner les berbères du Sud. Un texte fort, qui se passe aussi des images du beau livre tant il parle à l’imagination.

Eric Fottorino, Fils de Berbères, Philippe Rey, « Figures », 112 pages, 7.10 €. Sortie le 16 octobre 2014.

visuel : couverture du livre/ image à la une extraite de l’expo Femmes berbères du Maroc, Fondation Pierre Berger, 2014.

[critique] « Cours sans te retourner », un mélo oppressant sur un sujet fort
Souvenirs de la Tour 13
Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

One thought on “« Fils de berbères », Eric Fottorino entre famille et Histoire”

Commentaire(s)

  • Bonjour Monsieur Fottorino,

    Votre livre « Fils de Berbères » vient de réveiller en moi une vieille passion pour les Berbères. Je viens d’en terminer la lecture à Bangkok où je vis depuis près de cinq ans déjà.
    Dans votre ouvrage, vous évoquez la mémoire de Tahar Djaout, que j’ai connu lors d’un festival en Kabylie. Et surtout celle de Mouloud Mammeri avec qui j’ai travaillé quelques années avant son décés accidentel. J’ai autrefois contribué à la revue AWAL, reprise par Tassadit Yacine.
    Mon champ d’étude est celui des Aurès où j’ai vécu. Dans « Fils de Berbères » vous évoquez une règle élémentaire de linguistique au sujet des Touareg (sans s) / un Targui. Je fais une correction identique au sujet des Chaouia / un Chaoui! Mes études portent sur la symbolique de la bijouterie chaouïe pour éclairer les lointaines racines berbères antiques. Les trois dernières études sont les suivantes:
    – L’anneau de cheville berbère
    – Le bracelet à tiges de l’Aurès
    – Étude d’une broche ronde des Aurès.
    Ces articles n’ont pas encore été publiés car mon éloignement ne rend pas la tâche aisée.
    Je sais que vos responsabilités ne vous permettront peut-être pas de répondre à ce message. Toutefois, après avoir pris connaissance de vos origines, assez proches des miennes, je n’ai pu résister à vous écrire.
    J’ose espérer que cela ne vous importunera pas et que mes modestes recherches attireront votre attention.
    Christian Sorand,
    Bangkok, Thaïlande

    février 2, 2016 at 13 h 45 min

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