Essais
« Bruce Lee. Un gladiateur chinois » d’Adrien Gombeaud : Enter the Dragon

« Bruce Lee. Un gladiateur chinois » d’Adrien Gombeaud : Enter the Dragon

28 décembre 2019 | PAR Julien Coquet

La courte biographie de Bruce Lee publiée par Capricci met en lumière un homme aux ambitions grandioses devenu célèbre en ayant finalement peu tourné.

Bruce Lee est sûrement l’une des personnalités les plus iconiques du cinéma mondial des années 1970. Aux côtés de Steve Mc Queen, son ami, Bruce Lee est devenu une référence que l’on convoque dans de nombreux films, de la combinaison jaune et noire réutilisée dans Kill Bill à un acteur trop sûr de lui et ridiculisé par Brad Pitt dans le récent Once upon a time…in Hollywood. Né aux Etats-Unis, Bruce Lee passe pourtant une grande partie de sa courte vie à Hong Kong. La soif de se battre habite le jeune homme : envoyé loin des gangs de rue chinois qu’il fréquente, Bruce traverse de nouveau l’océan Pacifique à l’âge de 19 ans. Etudiant en philosophie peu brillant, Bruce se tourne vite vers les arts martiaux.

En ouvrant une école de kung fu, Bruce Lee se fait peu à peu connaître. Mais l’attrait du cinéma reste fort. L’un de ses premiers succès, Le Frelon vert, une série télé tournée aux Etats-Unis, lui vaut la reconnaissance de l’autre côté du Pacifique. En 1971, le jeune Chinois est appelé à tourner à Hong Kong : Big Boss est un succès public. Tout le monde se presse pour voir cet hystérique au corps à moitié nu souffler, pousser des cris féroces et lancer des regards assassins. Sa technique des arts martiaux impressionne. Les trois films suivants, La Fureur de vaincre, La Fureur du dragon, Opération Dragon, parachèvent de sculpter la légende. D’une plume journalistique très agréable, Adrien Gombeaud, collaborateur à Vanity Fair, Vogue et Les Echos, revient sur points les plus marquants d’une carrière fulgurante. Mort à 32 ans, Bruce Lee est vu comme un personnage complexe et surtout persuadé de la justesse et du bien-fondé de ses projets. En décrivant les rues de Hong Kong de l’après-guerre, la Californie hippie, les amitiés naissantes avec Polanski et Mc Queen, cette biographie dresse un portrait sincère d’un homme qui, s’il ne rencontra jamais vraiment le succès critique, rassembla un public fervent.

« A ceux qui lui signalent qu’il a justement créé une école et donc une doctrine, Bruce répond qu’il n’est pas un « maître » mais un « guide » et qu’il reviendra à chacun de trouver sa propre méthode. Le jeet kune do choisit « la non voie pour voie » et ne s’impose aucune limite. Instinctivement, une dizaine d’années après son arrivée aux Etats-Unis, Bruce Lee a inventé un art martial parfaitement américain. Une formation pragmatique, qui ne repose pas sur la vénération des Anciens mais sur la réinvention de traditions sur les rives d’un monde nouveau. »

Bruce Lee. Un gladiateur chinois, Adrien Gombeaud, Capricci Stories, 144 pages, 11,50 €

visuel : couverture du livre

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Julien Coquet

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