BD

Ma Vie Posthume Tome 1: Ne m’enterrez pas trop vite

Ma Vie Posthume Tome 1: Ne m’enterrez pas trop vite

31 mai 2012 | PAR Sandrine et Igor Weislinger

Scénario et couleurs d’Hubert, dessin de Zanzim

Une vieille dame coulant une existence paisible et monotone se fait tuer d’une balle dans le dos. Elle en meurt mais continue à vivre telle une zombie et tout le monde ou presque ne s’aperçoit de rien et la croit encore vivante. Commence alors pour Emma Doucet une enquête au cœur de sa propre vie: qui a bien pu vouloir la tuer et pourquoi? Et si elle n’était pas la seule à être morte et à survivre de cette manière?

Si vous ne connaissez pas encore le scénariste Hubert, qui a déjà collaboré avec Zanzim pour la série Les Yeux verts, et qui s’est rendue célèbre par sa superbe série Miss Pas Touche, nul doute que cette bande dessinée vous donne envie de découvrir ses autres œuvres. Appuyée par le trait sûr de Zanzim qui réalise tout à la fois des décors d’époque très soignés et des personnages à l’évolution physique tant séduisante qu’amusante, ce petit chef d’œuvre nous fait voir la mort sous un jour étonnamment attractif, au point qu’on vous conseillerait fortement de l’offrir à toutes les personnes âgées de votre entourage.

Baignée d’humour noir et macabre, cette bande dessinée se dévore d’un trait. Si vous la commencez le soir, vous en oublierez de dormir comme son héroïne. En effet, l’intrigue à la fois simple et fouillée repose sur un double mystère. Qui a bien pu vouloir tuer cette vieille dame? Quel drame cache la vie de cette dernière qui a provoqué la mort de son mari? C’est avec délices que nous plongeons dans une atmosphère kitsch et ténébreuse où perce aussi sérénité et douceur de vivre. Le monde hors du temps de cette vieille dame, dernier rempart d’une modernité galopante, elle possède la seule maison qui résiste encore aux investisseurs immobiliers qui l’ont cerné d’immeubles, est rempli de charme, nous nous y sentons bien et même la mort y apparaît naturelle, presque rassurante. La personnalité très déterminée d’Emma rend le personnage particulièrement sympathique, c’est une battante, même la mort ne l’abat pas si l’on peut dire. Les flash-back sont également très réussis et nous attachent encore plus à l’héroïne dont le vécu passionnant récrée aussi toute une époque. Une seule hâte: que le tome 2 qui clora la série: Anisette et Formol paraisse le plus vite possible!

Journées Nomades 2012: Culture et Arts dans le Haut Marais
Le théâtre tout court au Ciné 13
Sandrine et Igor Weislinger

One thought on “Ma Vie Posthume Tome 1: Ne m’enterrez pas trop vite”

Commentaire(s)

    Publier un commentaire

    Votre adresse email ne sera pas publiée.

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *