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Les étiquettes de Clarke

Les étiquettes de Clarke

18 février 2014 | PAR Sandrine et Igor Weislinger

 

Frédéric est un dessinateur de BD à succès. Mais sa femme vient de le quitter et le voici seul avec trois ados à gérer en plus de son travail, ses séances de dédicace, ses soirées entre amis et ses tentatives pour retrouver une âme sœur. Une BD autobiographique par l’illustrateur de Mélusine.

Couv_207663Clarke alias Frédéric Seron est un auteur-illustrateur de BD atypique qui manie l’humour et l’autodérision avec habileté.  Il fut illustrateur de mode avant de se lancer à corps perdu dans l’univers des bulles en travaillant pour Spirou. Mélusine, sa série avec François Gilson, qui raconte les aventures d’une jeune et jolie sorcière jeune fille au pair dans un château en Transylvanie, est à ce jour son œuvre la plus connue mais il collabore aussi entre autres aux séries Histoires à lunettes, Mister President, Cosa Nostra et Docteur Bonheur. Nous retrouvons ici les caractéristiques de son dessin mais avec, cette fois, une œuvre presque totalement en noir et blanc et beaucoup plus personnelle puisque l’auteur se met à nu devant nous, nous dévoilant des moments clé de sa vie.

Nous sentons une grande franchise dans cette BD, un désir d’être connu et reconnu par son public pour ce qu’il est et non pour ce que ses lecteurs peuvent projeter sur lui en lisant une œuvre de fiction comme Mélusine. Nous pourrions imaginer un gothique vivant dans son monde imaginaire alors que, finalement, la vie de Clarke est beaucoup plus ancrée dans la réalité que l’on pourrait le penser. Certes, ce n’est pas la vie de tout le monde et c’est ce qui fait l’intérêt de la raconter car ce travail de dessinateur, s’amuser en travaillant, c’est un peu le rêve de chacun mais c’est aussi une existence compliquée rattrapée par les problèmes existentiels du commun des mortels comme se faire larguer par sa femme, se sentir un peu perdu, avoir du mal à gérer sa vie, s’occuper de ses enfants…Une œuvre belle et touchante d’un héros ordinaire que l’on sent si proche de nous qu’il pourrait être notre voisin.

Editions Glénat – collection Treize étrange – date de parution: 19 février 2014 – 108 pages – 15 euros

visuels (c): Editions Glénat

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Sandrine et Igor Weislinger

3 thoughts on “Les étiquettes de Clarke”

Commentaire(s)

  • Fred

    Hum, avec le bon visuel, ça serait une chronique parfaite !
    :)

    février 20, 2014 at 13 h 00 min

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