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Adieu triste amour de Mirion Malle : Mieux vaut seule…

Adieu triste amour de Mirion Malle : Mieux vaut seule…

10 avril 2022 | PAR Marine Stisi

L’autrice et dessinatrice Mirion Malle publie ce printemps chez La Ville brûle Adieu triste amour, un ouvrage éclatant dans lequel nous suivons la renaissance de Cléo, une jeune femme peu sûre d’elle et en proie à des doutes sur son couple.

Souvenez-vous, il y a quelques années. Mirion Malle, dessinatrice et autrice française installée à Montréal, publiait le sensible C’est comme ça que je disparais, une BD très juste sur la dépression qui avait touché tant de lecteurices. Elle revient avec un ouvrage plus solaire (et cette fois-ci, en couleurs !), encore une fois publié chez La Ville brûle.

Dans Adieu triste amour, nous suivons le chemin vers son émancipation de Cléo (clin d’œil évident à la Cléo de Varda). Jeune dessinatrice, elle s’est installée à Montréal avec son compagnon mais depuis qu’en France, elle a croisé par hasard à l’occasion d’un salon une jeune femme qui semblait avoir connu dans sa jeunesse cet homme en question, Cléo doute. Car cette jeune femme, sans rien raconter à Cléo, lui donne la sensation que quelque chose ne va pas : que s’est-il passé au juste ? Tentant de connaître la vérité, Cléo questionne son compagnon. Elle met ainsi les doigts dans un engrenage qu’elle ne soupçonnait pas, qui lui ouvre les portes du passé de l’homme avec qui elle vit et que pourtant, elle ne connaît pas vraiment.

Avec toute la délicatesse qu’on lui connaît, Mirion Malle amène progressivement Cléo, malgré les moments de doute, vers sa renaissance artistique et émotionnelle. Usant de l’importance de la sororité, de l’entraide et l’écoute, l’autrice et dessinatrice  et nous donne à voir, comme il en était le cas dans C’est comme ça que je disparais, un monde où il existe une place pour la sensibilité.

Et si c’est dans la solitude que la jeune femme pense trouver son salut, c’est en l’embrassant que Cléo parvient à se retrouver elle-même, tout en se rapprochant des autres.

Adieu triste amour, Mirion Malle, Ed. La Ville brûle, 212 pages, 20€.

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Marine Stisi
30% théâtre, 30% bouquins, 30% girl power et 10% petits chatons mignons qui tombent d'une table sans jamais se faire mal. Je n'aime pas faire la cuisine, mais j'aime bien manger.

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