Livres

659 romans pour la rentrée littéraire

02 juillet 2009 | PAR Pauline

rentree-litteraireLa revue Livre Hebdo l’annonce dans son numéro de demain : 659 romans et nouvelles seront publiés entre le 13 août et le 28 octobre pour la « Rentrée littéraire ». Si ce chiffre est impressionnant, il faut noter une diminution des parutions pour la deuxième année consécutive. En 2008, on avait pu lire 676 nouveaux romans et en 2007, 727.

Ce sont les fictions françaises qui accusent le coup avec –  seulement – 430 publications contre 466 l’année dernière. Moins de premiers romans seront aussi à découvrir puisque 87 sont annoncés (91 en 2008), tandis que les livres étrangers connaissent une certaine progression, 229 contre 210.

Pour l’occasion, chaque éditeur met en avant des auteurs renommés… Beigbeder, PPDA et Dany Laferrière pour Grasset, Marie Ndiaye chez Gallimard, Philippe Delerm au Mercure de France, Pascal Quignard au Seuil, Amélie Nothomb et Eliette Abécassis chez Albin Michel, Laurent Mauvignier aux Éditions de Minuit, Bernard Chapuis chez Stock, et bien d’autres…

La Boite à sorties vous fera bien sûr part de ses coups de cœur de la rentrée.

Lil Wayne annule son concert au Zenith
Bob Dylan
Pauline

5 thoughts on “659 romans pour la rentrée littéraire”

Commentaire(s)

  • Rather interesting. Has few times re-read for this purpose to remember. Thanks for interesting article. Waiting for trackback

    juillet 13, 2009 at 2 h 32 min
  • UnPassionné

    Le Rapt (Fayard)
    Anouar Benmalek signe un chef-d’œuvre : Crime et châtiments
    (El Watan, 27 juillet 2009)

    Les histoires de haine finissent mal en général. Celle que nous offre Anouar Benmalek encore plus. Il y a du Dostoïevski chez l’auteur du Rapt, l’humour en plus. C’est un livre qu’on a la chance d’avoir entre les mains qu’une fois tous les dix ans. La dernière œuvre d’Anouar Benmalek est d’une rare puissance. On y pénètre hilare, on y reste le cœur serré, stressé, et on en sort complètement retourné.

     L’écrivain algérien le plus talentueux depuis Kateb Yacine nous kidnappe dès la première page. Chaque livre de l’auteur d’Ô Maria est un évènement, celui-ci est un condensé de tout son art. Il y retrouve son Algérie et nous y perd, à notre grand bonheur et malheur. Ça commence comme dans un sketch de Fellag au meilleur de sa forme (la scène de l’otage au pantalon blanc est suavement absurde, loufoque). On se prend à culpabiliser de rire de nos malheurs. Et à ce jeu, Anouar Benmalek n’a pas son égal pour décortiquer la société algérienne. Les puissants et les petites gens en prennent pour leur grade. Les grandes lâchetés et les petits compromis, comme des plaies jamais cicatrisées, sont de nouveau ouvertes par un chirurgien ivre d’une Algérie prise en otage par les barbus, même ceux au visage glabre.
    Et comme le passé ne meurt jamais, il s’invite toujours à l’improviste et phagocyte le présent. Une guerre ne finit jamais, elle continue de faire des victimes un demi-siècle plus tard. Anouar Benmalek convoque la guerre d’indépendance à se joindre à l’actuelle. Le résultat est détonant. Plantons le décor. Aziz, quadra désabusé, revenu de tout sans être allé nulle part, voit sa vie basculer quand sa fille est enlevée par un étrange ravisseur. La mort est insatiable, elle demande de plus en plus de victimes. Et quand la revanche aiguise son appétit, elle devient ogresse. Elle exige sa part.
    Anouar Benmalek laisse exploser son talent pour sonder l’âme humaine, ses petitesses, mais aussi ses actes de bravoure, et dépoussiérer l’histoire officielle. Melouza mon amour, Melouza ma honte. Dans un appartement étouffoir, rempli de secrets, un ravisseur, au pouvoir de vie et (surtout) de mort, choisit l’agneau d’Abraham. A tour de rôle, les habitants deviennent prisonniers de ses caprices, mais aussi de leur passé. Le personnage de Mathieu (beau-père d’Aziz), ancien militaire français resté en Algérie après l’indépendance, est très touchant. Qui est Mathieu ? Un homme lâche d’un courage inouï. Un homme qui apaise son passé en rendant l’avenir possible pour sa petite-fille. Le Rapt est un livre majeur, d’une rare puissance dramatique. A lire d’urgence.
    Le Rapt, Anouar Benmalek, Fayard, 2009
    par Rémi Yacine

    août 9, 2009 at 14 h 07 min
  • Ma vie ratée d’Amélie Nothomb : réponses aux internautes

    L’interview publiée sur ce site ou sur Agoravox.fr(http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/ma-vie-ratee-d-amelie-nothomb-59098) a été faite par les éditions Anabet à ma demande pour me préparer aux questions qui me seraient éventuellement posées. J’y ai répondu. L’attachée de presse l’a validée sans rien changer. Je l’ai postée sur le Lepost.fr et sur Agoravox. Il est surprenant de poster sa propre interview mais je sais que je n’ai quasiment aucune chance d’avoir un article dans les gros médias qui se focalisent d’abord sur les écrivains comme Frédéric Beigbeder ou Marie Ndiaye. Les centres d’intérêts des gens sont bien souvent façonnés par les grands médias qui choisissent l’heureux élu à mettre en couverture des magazines. Cet heureux élu bénéficie souvent de l’aura d’une prestigieuse maison d’édition (Gallimard, P.O.L, Verticale, Minuit, Le dilettante…) ou cet élu possède sa rubrique dans un média papier ou audiovisuel (ce qui n’est hélas pas le cas, par exemple, de Régina Lager qui publie chez Thot, petit éditeur, « La globale tragédie », livre sorti le 17 juin 2009 dans l’indifférence générale, le livre vaut ce qu’il vaut, certes).

    Je ne connais personne dans les rédactions et suis publié par un petit éditeur qui a, pour le moment, peu de crédibilité auprès des journalistes littéraires. Je touche 6 % des ventes en dessous des 10.000 exemplaires vendus, 8 % entre 10.000 et 20.000 exemplaires, enfin 10 % au-delà de 20.000 exemplaires. J’ai donc intérêt à m’activer pour que cela marche. Heureusement pour moi il y a eu Charlottes Roches avec « Zones humides » dans la maison d’édition où je publie (plus d’un million vendu en Allemagne). Ce qui a un peu défriché le terrain pour les futurs auteurs de la maison (une meilleure mise en place dans les librairies). J’ai envoyé mon manuscrit là-bas, dans cette maison, sans savoir qu’ils publiaient Charlotte Roches. C’est dans un dernier élan d’espoir que je l’ai envoyé, après avoir été comme d’habitude refusé partout même chez des petits éditeurs.

    En ce qui concerne « Stupeur et tremblements », j’en parle uniquement d’un point de vue littéraire. Et mon admiration concerne la forme (phrases courtes, bien ciselées) ainsi que le fond (choc des cultures donnant lieu à un comique de situation proche du théâtre). Il est cependant reproché à Amélie Nothomb d’avoir menti sur sa date de naissance (date piquée à Alfred Hitchcock) et son véritable prénom ainsi que sur la durée de son séjour au Japon (voir ce lien http://membres.lycos.fr/anothomb/). Ces considérations sont d’ordre biographique et reviennent souvent dans les réactions faites à mes posts sur Lepost.fr . Je ne sais pas quoi répondre ne sachant pas si cela est vrai. Mais si tel est le cas (mensonge sur la durée du séjour au Japon par exemple), il y a là imposture et manipulation commerciale. Je sais seulement que c’est Fabienne Nothomb pour son état civil. Pour le reste, seule Amélie peut nous le dire ! Mais mon livre n’est pas un livre de révélation ni une enquête ! C’est un journal intime.

    Par ailleurs j’ai parlé de l’attirance-répulsion pour les femmes dans l’œuvre d’Amélie Nothomb. Cette idée est dans mon livre. Mais l’on m’a reproché d’accuser l’auteur de lesbianisme alors que j’en parlais de manière purement littéraire. Il semblerait que dans la vraie vie Amélie Nothomb a pour fiancée Tom Verdier, écrivain publié chez Albin Michel. (http://mavierateedamelienothomb.blogspot.com/2009/05/ledition-est-un-commerce.html#comments).

    Je n’ai jamais pensé faire de la publicité à Amélie. C’est à mon insu et je ne suis pas aussi tendre qu’on peut le penser avec Amélie. Il faut lire le livre pour cela (sortie 28 août 2009).

    Autre critique : « je trouve un peu facile de cracher en permanence sur Marc Levy ou, dans le cas présent, sur Amélie Nothomb. » Voici une réponse à cette remarque dans un article que j’ai écrit sur Lepost.fr : http://www.lepost.fr/article/2009/07/16/1622259_la-litterature-a-l-estomac_1_0_1.html Et puis ne vous inquiétez pas, je taquine aussi Nathalie Rheims, Amanda Sthers, Nina Bouraoui…

    « Marketing creux et fumeux » me reproche-t-on encore ? Pour information, j’ai écrit plusieurs livres refusés dans toutes les maisons d’éditions parisiennes dont « Guillaume Dustan », « Mythomanie », « Le corps débile », « Chaleur » ainsi qu’un recueil de nouvelles (mais tout ceci est relaté dans « Ma vie ratée d’Amélie Nothomb »). J’ai également écrit et mis en scène une pièce de théâtre à l’âge de 23 ans. C’est moi qui est réalisé mes propres vidéos avec une webcam ou un appareil photo : elles valent ce qu’elles valent, il y a 3 vidéos qui circulent et d’autres sont à venir. Je pensais qu’il était original d’annoncer un livre par des vidéos, ce qui est rarement fait (Marc Levy a un peu fait ça sur son site http://www.lepremierjour-lelivre.com ). Des amis ou ma sœur m’ont filmé. Le montage a été fait avec Movie Maker, logiciel que tout le monde possède sur son ordinateur.

    J’ai envoyé mes manuscrits par la Poste ou par mail, je ne connais personne dans le milieu. Je vis actuellement du RMI (rebaptisé RSA) et complète mes fins de mois avec des missions dans le ménage. J’effectue en ce moment une mission : je nettoie des cages d’escaliers à Nantes où je réside.

    J’ai publié un premier livre Papa a tort aux éditions Balland (envoyé par la Poste), dans la collection Le rayon publié par Guillaume Dustan (décédé d’une interaction médicamenteuse). Le livre s’est vendu à 1500 exemplaires et n’a intéressé que quelques journalistes dont Angelo Rinaldi ou Jacques Braunstein ou Julien Breistroffer. C’était l’année où Anna Gavalda a fait paraître « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » vendu à plus de 200.000 exemplaires. Moi personne ne m’attendait !

    Dans tout ce que je viens d’écrire, il y a une chose dont je n’ai pas parlé et que vous découvrirez dans le livre. Elle explique en grande partie l’hypocrisie du milieu éditorial devant certains auteurs qu’on évince car ne rentrant pas dans le moule de la grande consommation. C’est l’exemple même de Christophe Moraux qui a publié chez Balland un premier roman, cet auteur a ensuite été refusé partout avant de trouver refuge dans une petite maison d’édition, les éditions Lanore. Qui s’intéresse à lui aujourd’hui ? Qui en parle ? Son œuvre n’est pas pire, ni plus ni moins bonne qu’une autre.

    Je sais qu’il faut des icônes dans notre société, comme Elvis Presley ou Prince. Des gens qui cristallisent les passions. Amélie Nothomb est en quelque sorte une icône dans la littérature.

    Elle est pour moi un écrivain comme les autres.

    Peut-être suis-je vraiment nul, et je ne mérite que ce que j’ai eu : c’est-à-dire d’avoir été refusé partout avec pour simple réponse des lettres type. C’est possible. Je ne sais pas.

    De toute façon, Baptiste Liger de Technikart n’aime pas mon livre (classé dernier dans sa liste ce mois-ci).

    Vous pouvez à présent vous déchaîner sur moi.

    août 11, 2009 at 12 h 38 min

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