Moby Dick

Moby Dick

10 août 2015 | PAR le_tobogan

Attiré par la mer et l’espace infini, Ismaël décide de partir à la chasse à la baleine. Il embarque donc sur un bateau commandé par le capitaine Achab… mais se rend vite compte que le but du capitaine n’est pas seulement de développer le commerce de cétacés. Achab recherche Moby Dick, un cachalot blanc d’une taille impressionnante et particulièrement féroce, qui lui a arraché une jambe par le passé et dont il a juré de se venger… Ce roman peuplé de combats homériques et de monstres cruels, Fabrice Melquiot l’a donc adapté pour le théâtre. Quant au metteur en scène Matthieu Cruciani, il s’est chargé de faire entrer sur le plateau l’océan, ses plaines liquides, son ciel démesuré et ses tempêtes redoutables. Comment ? En créant un dispositif qui tient à la fois de l’aquarium géant et de l’opéra miniature et en donnant à Moby Dick autant de formes qu’il y a d’hommes pour les voir. Pluralité de points de vue, changement d’échelle des plans : c’est la grammaire du cinéma qui est ici convoquée – parce que le cinéma, c’est bien connu, a été inventé, avant sa mise au point technique, par le roman du XIXe siècle. Alors ? Qu’est-ce qui, dans cette figure du monstre blanc, échappe aux cercles des époques, continue de résonner dans le temps ? Peut-être la possibilité d’appréhender à travers elle nos peurs et nos abîmes. Parce que la baleine qui tourne, qui vire, ne mange pas ici que les doigts des enfants…

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