Max Black

Max Black

19 décembre 2013 | PAR le_theatre_de_la_renaissance

MAX BLACK ACCOMPLIT UNE RIBAMBELLE DE RITUELS EXTRAVAGANTS DANS UNE QUÊTE MÉTAPHYSIQUE ORCHESTRÉE PAR LE COMPOSITEUR PHARE DU THÉÂTRE MUSICAL EN EUROPE.

Max Black commence là où finissait le spectacle Ou bien le débarquement désastreux. Dans cette suite improbable, la lumière s’est éteinte, les musiciens sont partis, seul reste le philosophe. L’antre de ce héros solitaire est un indescriptible capharnaüm. Dans ce laboratoire scientifico-ludique et surréaliste, le savant exalté tente de mesurer l’incommensurable.

André Wilms incarne le philosophe et mathématicien anglo-américain dans cette performance dédiée au savoir expérimental. Toute la musique est actionnée et déclenchée par l’acteur. Il reproduit des sons qu’il enregistre grâce à un sampler, il déclenche des jeux de flammes en allumant des mèches, le bruit d’un pot renversé devient un rythme, des étincelles jaillissent d’un vieux poste de radio à lampe. Tout ce qu’il fait se transforme en lumière ou en musique, utilisant chaque élément qui l’entoure en le confrontant avec les écrits de Black, mais aussi ceux de Paul Valéry, Georg Christoph Lichtenberg et Ludwig Wittgenstein. Dans sa manière compulsive de commenter ce qu’il observe, la langue devient musicale, tantôt de manière
poétique, tantôt en se dissolvant dans l’abstraction, comme lorsqu’il s’agit de mettre en musique une formule mathématique. Heiner Goebbels nous emmène dans une indescriptible cage de Faraday où nous suivons avec jubilation les réactions en chaînes sonores et les surprises pyrotechniques.

Incendies
Steve Five
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