Les cahiers de Nijinski

Les cahiers de Nijinski

01 septembre 2014 | PAR Edith -Lhumeau

Texte Vaslav Nijinski
Texte français et adaptation Christian dumais-Lvowski
Mise en scène Daniel San Pedro et Brigitte Lefèvre

Avec Clément Hervieu-Léger, de la Comédie-Française et Jean-Christophe Guerri, de l’Opéra de Paris

« Je suis Nijinski qui meurt quand il n’est pas aimé. »
« Je cacherai tous mes cahiers, car les gens n’aiment pas la vérité. »

Vaslav Nijinski, le plus grand danseur de son temps, fut adulé en Europe et en Amérique, avant de sombrer dans la folie. Vaslav Nijinski n’a pas trente ans lorsqu’il commence la rédaction de ces cahiers. Durant six semaines, il écrit sur la vie, la mort, les sentiments, Diaghilev, la douleur, Dieu, la danse, à en perdre la raison. Celui qui maîtrisait à la perfection cet art de l’équilibre propre aux plus grands danseurs, celui qui émerveillait le public par des sauts d’une grâce et d’une puissance jamais vues, vacille irrémédiablement, bascule comme à l’intérieur de lui-même. Dense, violente, incohérente, fulgurante, sa prose exprime à la fois ses doutes et ses certitudes, ses réflexions et ses sensations, au-delà de la vraisemblance et de la raison.
Comment passe-t-on de la virtuosité au déséquilibre ? Comment le plus grand danseur de son temps perd-il pied, physiquement – il ne dansera plus jamais – et mentalement ? Et comment exprimer ce moment, cet entre-deux, cette faille insondable ?
Brigitte Lefèvre et Daniel San Pedro mettent en scène ce monologue en dédoublant le personnage de Nijinski : un comédien, Clément Hervieu-Léger de la Comédie-Française, et un danseur, Jean-Christophe Guerri de l’Opéra de Paris, interprètent sur scène la figure de ce danseur d’exception.

Et il n’en resta plus aucun
Coupes sombres
Edith -Lhumeau